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| Re : éco-réflexions | Posté par : magio le 01 Mar 2007, 09:50 |
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C'est le soufre extrait pendant des années du gaz de Lacq (maintenant épuisé) pour le rendre utilisable. |
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| Re : éco-réflexions | Posté par : futuristiKtrader le 01 Mar 2007, 10:16 |
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ah ! Merci...je note que tout est "brulé" autour....doivent être content les voisins....
Candidats et environnement..... Politique - Publiée le : 26/02/2007 L'Alliance pour la planète établie une notation des candidats en matière d'environnement -------------------------------------------------------------------------------- LAlliance pour la planète a étudié les programmes de 10 candidats. Le bilan est plutôt moyen, selon le regroupement d'association : seules Dominique Voynet, Corinne Lepage et Ségolène Royal se situent au dessus de la moyenne. Après une première évaluation des partis au gouvernement entre 1997 et 2006 établie en fin dannée dernière, lAlliance pour la planète, structure qui fédère plus de 70 ONG, note aujourd'hui les principaux candidats à l'élection présidentielle concernant la prise en compte de l'environnement dans leur programme. Cette notation sest effectuée à partir des 24 propositions* que l'Alliance pour la planète estime fondamentales comme notamment : lancer un plan national pour l'isolation de 400.000 logements anciens par an ; affecter 5 milliards d'euros aux transports en commun urbains ; établir des moratoires sur la construction d'autoroutes ; d'incinérateurs d'ordures ménagères ; et la culture des OGM en milieu ouvert ; suspendre le projet de nouveau réacteur nucléaire EPR ou mettre fin aux subventions agricoles appauvrissant les pays du Sud. Sur ces bases fixées par lAlliance, les résultats est plutôt moyen : Dominique Voynet (Les Verts) et Corinne Lepage (Cap 21) arrivent ex-aequo en première position avec une note moyenne de 16,5 sur 20. Ségolène Royal, la candidate du PS, est troisième avec 13/20. Tous les autres candidats sont en dessous de la moyenne: François Bayrou (UDF) doit se contenter d'un 9/20, ex-aequo avec Marie-George Buffet (PCF), devant Nicolas Sarkozy (UMP - 8,5/20), Olivier Besancenot (LCR - 8/20) et Philippe de Villiers (MPF - 7/20). Jean-Marie Le Pen (FN) et Arlette Laguiller ferment la marche avec 5/20. Sur la proposition d'un moratoire sur la construction de nouvelles autoroutes ou de nouveaux incinérateurs ménagers, seules Dominique Voynet et Corinne Lepage se montrent du même avis que lAlliance et obtiennent logiquement un 20/20. Selon cette logique de notation, tous les autres candidats qui ne partagent pas cet avis obtiennent un zéro. Mais le but consiste à moyenner pour obtenir une tendance : Dominique Voynet et Corinne Lepage sortent du lot. Elles confirment leur véritable connaissance et leur maîtrise de lécologie, qui constitue la colonne vertébrale de leurs projets, estime l'alliance pour la planète sur son site Internet. Pour les autres, Ségolène Royal, François Bayrou, Nicolas Sarkozy, et dans une moindre mesure Marie-George Buffet, il apparaît que les interpellations sur le changement climatique, la perte de la biodiversité ou les déséquilibres mondiaux, irriguent maintenant leurs discours. Ils font des propositions qui témoignent de cette nouvelle conscience, mais ils ne vont pas jusquà remettre en cause le mode actuel de développement. Pour être entendues, leurs propositions devront être précisées, complétées, ajoute le collectif d'associations. Pour les quatre derniers, à lexception dOlivier Besancenot qui reprend à son compte quelques thèmes liés à lenvironnement, lécologie nest pas leur préoccupation. Rappelons quen décembre 2006, les associations de lAlliance pour la planète avaient fait connaître leur appréciation sur les décisions et le travail des partis politiques au gouvernement et au Parlement entre 1997 et 2006 (UMP, UDF, PS, PC, Les Verts). Exception étant faite des Verts, celle-ci était plutôt négative du fait que lenvironnement navait pas figuré parmi leur priorité. C.SEGHIER * www.lalliance2007.fr |
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| Re : éco-réflexions | Posté par : futuristiKtrader le 01 Mar 2007, 10:25 |
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Et bien une petite photo aérienne.....pour couronner le tout et le village à côté. http://maps.google.fr/maps?f=l&hl=fr&q=Air+Liquide&near=Lacq&layer=&ie=UTF8&z=14&ll=43.395568,-0.637808&spn=0.027753,0.05785&t=k&om=1 Z'ont plus besoin de soufre pour les vignes de Tursan, et la vignification....
Quant au système d'injection de Co2, ça me laisse perplexe, c'est ce qu'ils font déjà au large d'Amsterdam.....mais faudra pas que cela s'échappe d'un coup !
De toute façon avec la tounra qui fond, le dégagement de co2 et méthane sera plus considérable et massif à MT.
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| Re : éco-réflexions | Posté par : magio le 01 Mar 2007, 10:25 |
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Ce bazar a déversé une manne financière sur la région de Pau pendant des années et ça continue à une moindre échelle. C'est un site Total et Elf à la grande époque. EDIT je suppose que la photo date un peu |
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| Re : éco-réflexions | Posté par : Intuit le 13 Mar 2007, 22:12 |
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...Jolie vue aérienne...
http://www.iht.com/ ![]() Diminuer de 60 % pour 2050cest bien mais quand on voit ce que les émissions de Co2 on fait sur un siècle dans une 40 aine dannées on en sera où ? |
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| Re : éco-réflexions | Posté par : futuristiKtrader le 24 Apr 2007, 14:26 |
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Polynésie française: une tonne de détritus échoués sur l'atoll de Brando
PAPEETE (AFP) - Plus d'une tonne de détritus ont été ramassés en trois jours sur un minuscule atoll de Polynésie française, acheté dans les années 60 par l'acteur américain Marlon Brando, a témoigné vendredi son fils Teihotu Brando, 44 ans, en alertant l'opinion sur la destruction de notre environnement. Le fils polynésien de l'acteur a voulu alerter l'opinion après avoir achevé le nettoyage des 13 "motu" (îlots) de Tetiaroa, l'atoll acheté dans les années 60 par le héros de la série du "parrain". Ce nettoyage a pris trois jours, dans le cadre de l'opération "Journée de la terre", avec l'aide d'une quinzaine de membres de l'association écologiste Te mana o te moana (l'esprit de l'océan), a précisé Teihotu Brando. Seul atoll des Iles du Vent, le principal archipel de Polynésie française, à une trentaine de milles au nord-ouest de Tahiti, Tetiaroa, par le jeu des courants, accueille "tous les symboles flottants de la société de consommation", a commenté le docteur-vétérinaire Cécile Gaspar, responsable de la surveillance des colonies d'oiseaux de mer dont le nombre et la diversité ont fait, aussi, la réputation de l'atoll. Parmi les déchets ramassés ont ainsi été trouvés des tubes de néon, des ampoules, des balles de tennis, des bouteilles plastiques et de multiples cannettes en aluminium. "Grâce à la date limite de consommation sur ces cannettes", explique le docteur Gaspar, "on peut constater qu'elles ont, pour certaines, plus de dix ans et sont toujours en bon état...". Après la mort de Marlon Brando en 2004, plusieurs projets hôteliers avaient été évoqués pour le développement touristique de Tetiaroa mais aucun n'a encore été formalisé. Aujourd'hui, Teihotu Brando est le seul gardien de Tetiaroa où il est régulièrement ravitaillé par des bateaux de Tahiti qui viennent pêcher autour de l'atoll. J'ai repris mon baton de pèlerin.... |
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| Re : éco-réflexions | Posté par : futuristiKtrader le 15 May 2007, 10:18 |
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L'environnement risque d'être noyé dans un "super-ministère" ( AFP, mardi 15 mai 2007, 9h30)
La perspective d'un "super-ministère" du développement durable, regroupant au moins les transports, l'énergie et l'écologie, inquiète les défenseurs de l'environnement qui redoutent un effet de "dilution" de l'action et des arbitrages en leur défaveur. D un cote il serait utopique de dissocier DD et le couple transport / energie ( et c moi qui le dit ! punaise je vieillis la c kler !), donc a priori a voir. Il s agit a mon avis plus de vonlonte. On jugera.
Les financiers eux ont pris dans leur grande ligne en compte le probleme (fonds specialises, banques E2 aux US, green revolution....), les politiques ont repris des idees, les citoyens commencent a integrer des gestes plus respectueux. On va attendre, on est encore preocupe par des actions un peu mois terre a terre a CT en lisant les journaux, on attendra quoi 100 jours ?....
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| Re : éco-réflexions | Posté par : futuristiKtrader le 15 May 2007, 12:31 |
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lundi 14 mai 2007, 19h03 Alain Juppé serait pressenti à l'Environnement
PARIS (Reuters) - L'ancien Premier ministre Alain Juppé est pressenti pour occuper le poste de ministre d'Etat, chargé de l'Environnement dans le futur gouvernement, a déclaré Nicolas Hulot à sa sortie d'une réunion avec Nicolas Sarkozy. Je me disais qu un vent nouveau soufflait sur la politique (en general), que l on aurait du changement, de la continuite de la rupture....
Meme a LaTribune, trouve cela....etonnant
Du côté de la droite, il s'agit pour le président d'éviter le trop plein et de donner un signe de rupture avec le gouvernement précédent. A cet égard, l'arrivée annoncée d'Alain Juppé à la tête d'un grand ministère du Développement durable pourra surprendre. Il paraît que le maire de Bordeaux s'est converti à l'écologie lors de son séjour au Canada. http://www.latribune.fr/info/Le-grand-bal-des-ministrables-bat-son-plein-~-ID249C91A4EFEB61D0C12572DC002F3622-$Db=Tribune/Articles.nsf-$Channel=Politique
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| Re : éco-réflexions | Posté par : futuristiKtrader le 18 May 2007, 18:45 |
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Bon on a bien notre Juppe a l environnement a l ecologie et developpement durable...
Pshitt comme dirait l autre !
Allez, histoire de ne pas se remonter le moral...un pas beau et super long article
Faim dans le monde : une insurrection morale est-elle encore possible ? Par Taïké Eilée, sa biographie Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox, le journal média citoyen qui vous donne la parole. Les amateurs de films d'horreur sont aux anges. A l'affiche, en ce moment, l'un des fleurons du genre. "Hitcher" ? Mais non... Le meilleur film d'épouvante du moment est un documentaire. "Jesus Camp" ? Non plus, même si la découverte de ces camps évangéliques pour enfants, que l'on prépare à devenir de futurs soldats de Dieu et de George W. Bush, peut également faire frémir. La palme du meilleur film "gore" 2007 revient à "We Feed The World" ("Le marché de la faim") de Erwin Wagenhofer. Un film tellement effrayant qu'il n'est diffusé que dans six salles à Paris... Pas d'effets spéciaux. Pas de faux sang. Que du vrai. Avec nous, consommateurs, comme principaux acteurs. Et de vrais gens qui meurent. De la faute du "système" - autre nom de l'antique "destin". Dans l'indifférence générale. La nôtre. 100 000 êtres humains meurent de faim ou de ses conséquences immédiates chaque jour dans le monde. 1 enfant de moins de 10 ans meurt toutes les 5 secondes de cette même cause. Selon le rapport annuel de l'organisation pour l'alimentation et l'agriculture, 842 millions d'hommes et de femmes souffrent de malnutrition chronique aggravée, qui les rend invalides et les prive de toute vie professionnelle, familiale et sexuelle. Un chiffre en constante augmentation. Pourtant, il est avéré que l'agriculture mondiale peut, à l'heure actuelle, nourrir dans de bonnes conditions 12 milliards d'individus, soit près du double de la population mondiale ! Ces quelques chiffres aberrants font dire à Jean Ziegler, rapporteur spécial auprès des Nations Unies sur le Droit à l'Alimentation, auteur de L'Empire de la honte, et dont les interventions servent de fil conducteur au documentaire, que "chaque enfant qui, aujourd'hui, meurt de faim est, en réalité, assassiné". La faute à qui ? Au monde tel qu'il va. Et tel qu'il continuera vraisemblablement d'aller. La faute, selon Ziegler, aux "500 multinationales qui contrôlent 52 % du PIB mondial", "ne s'intéressent absolument pas au sort des pays dans lesquels elles sont implantées", "mènent une politique de maximalisation des profits et assoient leur pouvoir par la corruption des dirigeants". Et ce, dans un monde où "la normativité, qui était ancrée dans la souveraineté des Etats nationaux, se défait comme un bonhomme de neige au printemps" (toujours selon Ziegler, lors de son passage dans l'émission de France 2, Des mots de minuit). Petit tour du monde de l'absurde Quelques illustrations de ce monde qui ne tourne pas rond ? A Vienne, en Autriche, on jette environ 2 millions de kilos de pain par an, pourtant parfaitement comestibles. La quantité de pain ainsi gaspillée chaque jour pourrait nourrir la deuxième ville du pays, Graz. En Roumanie, deuxième producteur agricole européen derrière la France, le leader mondial des ventes de semences, Pioneer, impose ses OGM, ses semences à utilisation unique, et détruit progressivement les modes de culture traditionnels. Un représentant du groupe nous livre un témoignage étonnant, précise-t-il, en son nom propre : il annonce, en effet, l'inéluctable hégémonie future des OGM, tout en la regrettant, souhaite que l'agriculture ancienne puisse résister, alors même qu'il participe activement à la liquider. Illustration, sans doute, du conflit interne à chaque homme, entre son intérêt et sa conscience... Cet homme, courgettes en main, fait remarquer que celles qui sont génétiquement modifiées sont, certes, bien plus agréables à regarder, plus grosses, plus séduisantes pour le consommateur... mais n'ont aucun goût ; en tout cas, bien moins que les courgettes classiques, plus petites, plus tordues, et moins affriolantes à la vue. Désabusé, il prédit que, demain, les enfants ne connaîtront plus le goût d'une pomme ou d'une tomate authentiques. Le goût n'est malheureusement pas un critère retenu par les multinationales de l'agro-alimentaire. Le critère unique, c'est le profit, et sa maximalisation. Et puis, fait-il finalement remarquer : veut-on de bons produits en faible quantité, ou de mauvais qui pourront nourrir tout le monde ? Passons, à présent, l'Atlantique. Depuis 1975, les paysans brésiliens ont défriché la forêt vierge et ses arbres gigantesques, qu'on avait coutume de qualifier de "poumons de la Terre", sur une surface équivalant à la France et au Portugal réunis, pour y cultiver du soja, au point que le Brésil en est devenu le premier producteur mondial. Or, le soja appauvrit la terre amazonienne. Un soja qui est ensuite exporté massivement vers l'Europe, où il sert à nourrir... les cheptels, et, en particulier, les poulets. Pendant ce temps-là, les paysans souffrent de malnutrition chronique (comme 25 % des Brésiliens), et vivent dans une telle misère qu'ils doivent puiser leur eau - à boire - dans des mares polluées, à leurs risques et périls. Situation tout aussi absurde au Sénégal, où les paysans voient affluer sur leurs marchés, au tiers du prix local, les légumes et fruits européens subventionnés, qui les condamnent à ne pas pouvoir vivre de leurs propres productions. Du coup, certains d'entre eux, sans espoir de survie chez eux, malgré leurs journées de travail de 18 heures, émigrent illégalement vers l'Europe, pour s'y faire exploiter (et servir, à l'occasion, de boucs émissaires). A ce drame, Ziegler apporte ce début de réponse : "Pour créer les conditions d'un développement autonome de l'Afrique, l'Europe devrait commencer par supprimer les 349 milliards de dollars de subvention à l'exportation de ses produits agricoles. Le poids de la dette est un garrot qui bloque tous les investissements productifs. L'Europe devrait forcer les grandes banques à accepter sa suppression." Les poulets et le PDG Les films d'horreur mettent parfois du temps à faire peur ; il nous font patienter longuement avant de nous faire sombrer dans la franche épouvante. We Feed The World ne déroge pas à la règle. L'ensemble du film est inquiétant ; les deux dernières séquences, elles, glacent littéralement le sang. D'abord, nous nous retrouvons dans une usine autrichienne qui fabrique des poulets, comme on fabriquerait des jouets ou des voitures. Une usine à bouffe, où l'animal en tant que tel n'existe plus. Fini l'animal qui a sa vie propre, et qu'un jour on chassera et tuera pour le manger. L'animal est ici nié dans son être, et d'emblée réduit à de la bouffe. Tout commence dans des poulaillers géants, contenant jusqu'à 70 000 individus. Là, dans ces hangars sordides, poules et coqs se reproduisent. Les oeufs pondus sont placés dans des incubateurs. Puis dans de grandes caisses. Les poussins y éclosent, comprimés les uns contre les autres. Ensuite, comme n'importe quels objets dans une usine à la chaîne, ils suivent, sur des tapis roulants qui vont à toute vitesse, un parcours automatisé, durant lequel ils se font bringuebaler dans tous les sens. Ils atterrissent dans d'impressionnants hangars, où ils vont être gavés. A peine le temps de grandir qu'ils sont transportés à l'abattoir. Sans avoir jamais vu la lumière du jour. Sans avoir jamais gambadé en pleine nature. Sans avoir jamais "vécu". Passons sur l'abattage lui-même, nouveau parcours à la chaîne sur tapis roulant, avec électrocution via passage de la tête dans un bassin liquide, et décapitation, jusqu'à l'arrivée finale du cadavre sous cellophane. Prêt à déguster. Ces images soulèvent le cur et donneront, à n'en pas douter, quelques scrupules aux futurs consommateurs que nous sommes, lorsque nous nous retrouverons face à face avec un poulet sous cellophane au supermarché. Là encore, il est surprenant d'entendre un acteur de ce système, qui travaille dans une de ces usines à poulets, tenir des propos très critiques à l'encontre de sa propre activité : "Le consommateur ne sait plus comment le système fonctionne. [...] Les gens deviennent indifférents et brutaux pour arriver à leurs fins. Pourquoi ? Car dans les hautes sphères, il n'y a plus personne qui a commencé en bas de l'échelle. [...] Tous ces gens qui étudient à l'école et quittent l'université avec une licence ou un doctorat n'ont plus aucun lien avec leurs racines. Ils voient l'agriculture comme la plupart des gens, à savoir comme on la présente dans les pubs, idéalisée. Mais ça n'a rien à voir avec la réalité. Le marché ne s'intéresse qu'au prix. Le goût n'est pas un critère." La sale besogne est ainsi laissée à quelques professionnels, seuls en prise avec le réel, qui ont presque honte de ce qu'ils font, tandis que les consommateurs, et peut-être même les maîtres du système, ignorent tout des pratiques de terrain qui permettent la réalisation du profit et sa maximalisation tant recherchée et vénérée. Ultime scène d'horreur du documentaire de Erwin Wagenhofer : la visite au PDG de Nestlé, Peter Brabeck. Celui qui dirige la plus importante multinationale alimentaire mondiale - et qui n'a pas dû voir le film qui précède son entrée en scène - nous assure que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, que le monde n'a jamais été aussi riche, que chacun peut aujourd'hui avoir tout ce qu'il veut... Il nous assure que l'avenir appartient aux OGM, que le bio, ce n'est pas si bien que cela... Il se réjouit de ce que l'homme ait enfin réussi à vaincre la nature hostile, à la maîtriser, à la manipuler à sa guise, et nous promet que tout cela est sans danger ; preuve en est, les OGM n'ont, à ce jour, causé aucune maladie chez nos amis américains. Il s'étonne donc candidement de ce que certains affichent quelques états d'âme vis-à-vis des manières de faire des grandes entreprises transcontinentales qui dirigent le monde. Mais ce n'est pas tout. Voici venue l'heure du grand frisson... Peter Brabeck s'interroge très sérieusement sur le prétendu droit de tous les hommes à bénéficier de l'eau ! Ce cher monsieur, bronzé aux U.V. (comme le souligne malicieusement Ziegler), qualifie d'extrémistes les ONG qui considèrent que chaque homme de ce monde a droit à l'eau, et se prononce, pour sa part, en faveur de la privatisation de cette dernière, en laquelle il voit une denrée alimentaire comme une autre, qui a donc une valeur marchande, un prix, et que seuls ceux qui pourront se la payer auront le droit de consommer. Pour les autres... Faudra s'adapter, j'imagine, être flexible... moderne... En résistance contre la privatisation du monde Jean Ziegler, dans un entretien au quotidien suisse Le Courrier du 24 octobre 2002, avait déjà pointé "la visée historique de cette oligarchie transcontinentale", incarnée par le PDG de Nestlé : il s'agissait de "la privatisation du monde". En effet, nous disait-il, "pour les maîtres du monde, il ne saurait exister de «biens publics». Cette visée est contenue dans le Consensus de Washington, un ensemble d'accords informels liant les principales sociétés transcontinentales, les banques de Wall Street, la Federal Reserve, la Banque mondiale, le FMI, l'OMC. Le but de cette alliance est l'instauration d'une stateless global governance, d'un marché mondial unifié et totalement autorégulé. Leur méthode : l'élimination de l'Etat et de toute instance régulatrice." Alors que l'Europe affiche, disait-il en 2002, "une indigne soumission à l'empire états-unien", alors même qu'elle "a les moyens de résister", Ziegler situe le dernier rempart contre la privatisation du monde dans "la Charte des Nations Unies et la Déclaration des droits de l`homme". "Les valeurs qu'elles contiennent et véhiculent", poursuit-il, "constituent la norme ultime de toute politique. Les nouvelles formes d`organisation issues de la société civile se meuvent dans cette constellation de valeurs. L'espoir vient de ces réseaux qui associent des individus et des groupes de manière transversale sans hiérarchie, sans dogmatisme, sans programme commun. Ils sont absolument et totalement dans la résistance. Contre la privatisation du monde. Georges Bernanos a écrit : «Dieu n`a d`autres mains que les nôtres.» Nous vivons en démocratie, nous pouvons et devons renverser l'ordre meurtrier du monde." Réentendre la voix oubliée des sages En voyant We Feed The World, j'ai pensé, par contraste, à deux êtres extraordinaires, dont les paroles précieuses nous manquent : l'ethnologue Claude Lévi-Strauss et le romancier Jean-Marie Gustave Le Clézio. Ces deux sages ont toujours été fascinés par des peuples (amérindiens entre autres) qui savaient vivre dans une "bonne entente avec la nature" (11e minute de cet entretien entre les deux hommes), en harmonie avec elle - du fait de leurs croyances : "Quand il existe des croyances en un maître des animaux, qui veille jalousement sur les procédés de chasse, et dont on sait qu'il enverra des châtiments surnaturels à celui ou à ceux qui tueraient plus qu'il n'est strictement nécessaire, quand, pour cueillir la moindre plante médicinale, il est nécessaire de faire d'abord des offrandes à l'esprit de cette plante, tout cela oblige à entretenir avec la nature des rapports mesurés. Et certains peuples ont même cette croyance que le capital de vie qui est à la disposition des êtres fait une masse, et que, par conséquent, chaque fois qu'on en prend trop dans une espèce, on doit le payer au dépens de la sienne propre..." (voir ce bel entretien entre Bernard Pivot et Lévi-Strauss à partir de la 27e minute). Des peuples qui développaient, continue Lévi-Strauss, "une façon sensée pour l'homme de vivre et de se conduire, et de se considérer, non pas, comme nous l'avons fait, [...] comme les seigneurs et les maîtres de la création, mais comme une partie de cette création, que nous devons respecter, puisque ce que nous détruisons ne sera jamais remplacé, et que nous devons transmettre telle que nous l'avons reçue à nos descendants. Ça, c'est une grande leçon, et presque la plus grande leçon que l'ethnologue peut tirer de son métier." Une leçon à inculquer d'urgence à Peter Brabeck. Le Clézio aussi nous parle de peuples qui ne partagent guère notre civilisation technique du rendement, et qui ont un sentiment de "la très grande fragilité" de la nature, qui savent par exemple que l'excès d'exploitation est néfaste, que si l'on remplace la forêt naturelle par des champs en monoculture, l'on obtient une détérioration du sol (écouter cet entretien vers 30min40). Il nous entretient de ces peuples qui vivent dans le respect des plantes, ne les cueillent qu'avec une extrême précaution, et si seulement elles ne sont pas trop jeunes, tout comme ils ne pêchent point de poissons qui n'auraient pas suffisamment vécu, ces peuples qui placent plantes et animaux à égalité avec les hommes. On est loin des poulets d'usine tenus toute la durée de leur courte vie à l'abri de la lumière du soleil, et traités, non comme des êtres vivants, mais comme des objets utilitaires à l'homme. On est loin du massacre de la forêt amazonienne, remplacée par des champs de soja à perte de vue, destinés au gavage des poulets d'usine... On est loin de cette culture mortifère décrite par We Feed The World. La nostalgie d'un Lévi-Strauss ou d'un Le Clézio pour ces peuples que d'aucuns qualifiaient de "sauvages", de "barbares", ou de "primitifs", peut être salutaire. Car c'est bien de l'esprit écologique (certes laïcisé) qui les animait que viendra, s'il doit venir, le salut de notre civilisation. Bravo vous etes alle jusqu au bout de larticle....bon appetit !
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| Re : éco-réflexions | Posté par : futuristiKtrader le 23 May 2007, 18:38 |
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Dans la continuite....
Manifestation ce lundi 11 juin 2007
à 12h au Rond Point Schuman, face au Conseil de lUnion européenne Depuis de nombreux mois, Nature & Progrès Belgique tire la sonnette dalarme, la sirène même, sur les dangers pour la bio du projet de règlement européen pour lAgriculture Biologique, les plus criants étant la tolérance à légard des OGM, et de lusage des pesticides.
Pour rappel, vous êtes près de 65 000 personnes à avoir signé notre pétition « Sauvons la Bio ! », en quelques semaines seulement. Ce poids citoyen a pesé dans la balance au moment où les eurodéputés ont rendu leur avis. Ils se sont clairement positionné à deux reprises, le 29 mars et le 22 mai 2007, pour un règlement garantissant quaucun OGM ne soit jamais présent dans les produits bio et interdisant clairement lusage des pesticides de synthèse. Cétait une première victoire. Mais cet avis du Parlement Européen est consultatif. La décision finale relève des compétences du Conseil européen des Ministres de lAgriculture. Le moment fatidique est arrivé : ce Conseil se réunira à Bruxelles les 11 et 12 juin prochain. Malgré la mobilisation de nombre dassociations, il nest à ce jour pas question encore de crier victoire. Les parlementaires européens se sont exprimés. Il est impératif de faire entendre notre voix de citoyen, que nous soyons consommateurs ou agriculteurs, bio invétéré ou simplement soucieux de la qualité de notre alimentation et de notre environnement. Si ce règlement est voté ce mois, il entrerait en application après 2009. Il ne sera alors plus possible de faire marche arrière Nature & Progrès (Belgique, France, Espagne & Portugal) avec le soutien de Friends of Earth International, et de lUNAB appelle à une manifestation européenne Infos : Céline Van Rompaye Service Campagnes et Communication Nature & Progrès Belgique 520, rue de Dave - B-5100 Jambes Tél. : +32.(0)81/30.36.90 communication@natpro.be www.natpro.be Quel sera la raison d etre de produire BIO ?? si ce n est de respecter le cycle de vie, des cahiers des charges pointilleux, d utiliser des variete non F1, non OGM et d utiliser des fongicides et insecticides uniquement naturels. Je ne dit pas qu il n y a pas des derapages (on se rappelle de grosses fraudes en Italie sur les bles durs...), ou les agriculteurs voisins qui epandent forts.... Ils vont reussir a tuer la filiere qui a ete longue a se mettre en place et s organiser et qui monte en puissance (voir les enseignes generalistes). Je suis rouge de colere ! |
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| Re : éco-réflexions | Posté par : futuristiKtrader le 23 May 2007, 19:36 |
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| Re : éco-réflexions | Posté par : futuristiKtrader le 24 May 2007, 10:34 |
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Le Clémenceau sera-t-il démantelé par la future filière européenne de déconstruction navale ?
Alors que Le France vient de tomber les helices sur les rives de l Indes.... Où sera démantelé lex-porte-avion Clémenceau ? Alors quune filière européenne de déconstruction navale sera annoncée prochainement, la Marine et lEtat gardent le silence sur le sort de lancien porte-avion, qui fait lobjet dun appel d'offres européen. La cité bretonne craint de voir la déconstruction du navire se dérouler en Europe de l'est ou en Norvège. Et redoute ainsi de ne devenir quune simple escale pour bateaux-poubelles, avec l'arrivée prochaine de lex-croiseur Colbert. Même débaptisé, le Clémenceau continue de faire parler de lui. Après un faux départ vers un chantier indien, lancien porte-avion de la Marine, désormais nommé « coque Q790 », attend son démantèlement dans le port militaire de Brest, où il est amarré depuis le 17 mai 2006. Mais personne ne sait où aura lieu lopération de déconstruction. La communauté urbaine de Brest Métropole Océane (BMO) plaide sa cause, mais ne dispose daucun pouvoir décisionnaire. Elle affronte, dun côté, lhostilité de la Chambre de commerce et dindustrie (CCI), gestionnaire des infrastructures portuaires civiles, et de lautre, le mutisme des autorités du port militaire, qui veille sur son ex-fleuron. « La CCI affirme que ses bassins de réparation navale sont occupés à 100%, et la Marine ne manifeste pour linstant aucun engouement pour réaliser lopération dans lespace militaire. Quant à nous, nous ne pouvons quémettre le vu que le navire soit démonté ici », regrette Marc Labbey, vice-président de la communauté urbaine. Désamianter les 20 km de sa tuyauterie Le chantier représenterait moins dune centaine demplois. Un appel doffres européen a été lancé pour désigner le ou les industriels capables de retraiter les 24 200 tonnes de ce monstre dacier et de désamianter les 20km de sa tuyauterie. Veolia Environnement, associé à Vinci et DCN, et Sita France (groupe Suez) feraient partie des cinq entreprises de la « short list ». « Brest Force Plus », un groupement dentreprises locales constitué à linitiative de la SIB (désamiantage) et de Brest Récupération du Groupe Guyot (recyclage de métaux), CFF Recycling (recyclage des métaux) associé à Isotherma (désamiantage), et Bartin Recycling, associée à Europlasma, auraient été exclus de la liste des prétendants. Ce qui revient a dire que l Etat choisira l enfouissement court termiste de l amiante au pres des Lobbys que sont SUEZ et VEOLIA plutot qu un traitement ecologiquement definitif et non reversible (a forciori plus cher a court terme). Mais qu en sera t il a moyen-long terme de la gestion des dechets enfouis....suspens ou plutot motus et bouche cousue !
La remise des offres doit avoir lieu fin mai, lattribution du marché en novembre, et le début des travaux début 2008. Derrière le chantier de lex-Clémenceau, cest la mise en uvre dune filière européenne de déconstruction qui est en jeu. Un rapport interministériel, publié en mars dernier, « recommande de ne pas subventionner la création de nouvelles infrastructures de démantèlement mais plutôt doptimiser le jeu de la concurrence entre chantiers. En effet, ceux qui existent ont globalement la capacité dadaptation pour traiter le volume européen concerné dans les dix prochaines années ». Cette orientation ne favorise pas lémergence dun chantier brestois. Le rapport remarque cependant qu « un afflux important de navires étatiques en mauvais état, auxquels peuvent s'ajouter des navires marchands échoués et à démanteler rapidement, peut cependant permettre lémergence de nouveaux industriels en Europe. Les lois du marché pourraient ainsi conduire de nouveaux acteurs français et européens à investir et à présenter le meilleur rapport qualité/prix, malgré les handicaps de ladaptation ou de la création dinfrastructures et la réalisation de dossiers attestant du respect des normes de protection des personnes et de lenvironnement. » Yann Masson, coordinateur du Comité de vigilance de lex-Clémenceau, créé par plusieurs associations environnementales et politiques, ne croit pas trop à cette perspective. « Pour la mission interministérielle, cest niet pour la France, mais pourquoi pas ailleurs, en Roumanie ou en Norvège," ironise-t-il. "Nous faisons face aux choix politique de ne pas subventionner la création dune filière de déconstruction. Une aide à la création nimplique pas un soutien financier continuel de lEtat et de lEurope.» Le courrier de Nicolas Sarkozy, reçu par le Comité en réponse à une sollicitation des candidats à la présidentielle, permettrait néanmoins de reprendre espoir. « Une porte sest ouverte », dit Yann Masson, qui estime que « pour le Clém, cest bien parti ». Un livre vert sur le démantèlement des navires en fin de vie Le Comité attend maintenant la publication par la Commission européenne dun livre vert sur le démantèlement des navires en fin de vie, initialement prévue en mars, puis repoussée à fin mai. Le document, qui sera présenté par le commissaire européen à lenvironnement, Stavros Dimas, « propose des idées neuves sur le démantèlement des navires, en vue d'intensifier le dialogue avec les États membres et les parties prenantes et de préparer le terrain pour de nouvelles mesures », indique la Commission européenne. « Entre 200 et 600 navires de grandes dimensions sont démantelés chaque année dans le monde dont les deux tiers au moins dans le sous-continent indien, dans des conditions dangereuses à la fois pour les travailleurs et pour l'environnement. Un pic est à prévoir, en 2010, lorsqu'environ 800 pétroliers à simple coque vont devoir être retirés de la circulation ». Le choix dune stratégie communautaire dans ce domaine avait été décidée par le Conseil européen, en novembre 2006, qui avait estimé que la mise en place d'une filière écologiquement rationnelle de démantèlement des navires était une priorité pour l'Union européenne. A Brest, larrivée du Colbert, le 29 mai 2007, risque de brouiller encore les pistes. Lex-croiseur devenu indésirable à Bordeaux, va rejoindre le cimetière de bateaux de Landévennec, au fond de la rade, où croupissent déjà plusieurs navires. « Si la filière doit exister ailleurs, je ne vois pas lintérêt de faire passer tous ces bateaux par Brest" remarque Marc Labbey. "Le Clémenceau ne doit pas être larbre qui cache la forêt. » Le feuilleton de lex-fleuron de la Royale nest décidément pas terminé. Raphaël Baldos http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=109343&titre=Le%20Cl%C3%A9menceau%20sera-t-il%20d%C3%A9mantel%C3%A9%20par%20la%20future%20fili%C3%A8re%20europ%C3%A9enne%20de%20d%C3%A9construction%20navale%20 |
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