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| Posté par : Dorianxyz le 01 Aug 2009, 17:39 |
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Nombre d'analystes d'ici (Nicolas, Dupilon, JC, mes plates excuses à ceux que j'oublie) et d'ailleurs (Paul Jorion,...) insistent sur la gravité de la crise tempérant ainsi le discours optimiste que l'on entend depuis le début de la crise (en fait c'est probablement la 5e fois depuis des mois que l’on nous annonce que tout va mieux, que cette fois-ci c’est stable, etc / Voir aussi le lien posté par Satanas http://www.forum-gold.fr/viewtopic.php?f=10&t=1465&p=24788#p24788 ).
Quelles sont les pires conséquences que vous envisagez en cas de crise systémique, majeure aux US ? Inflation, déflation ? Quid du dollar ? de l'euro ? de l’or ? Quelle est la sécurité des différents plates-formes (cortal, fortuneo, etc…) et des différents trackers etf etc?
Merci pour vos éclairages ;-) |
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| Re : Le scénario du pire | Posté par : joe coe le 01 Aug 2009, 18:21 |
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http://www.daily-bourse.fr/analyse-Faites-sauter-la-banque-Premiere-partie-vtptc-7597.php en quatre parties
http://www.daily-bourse.fr/analyse-Vous-n-auriez-pas-vu-mon-or-vtptc-7647.php
et http://www.daily-bourse.fr/analyse-HYPERINFLATION-Risque-Planetaire-1ere-partie-vtptc-7115.php
en deux parties...
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| Re : Le scénario du pire | Posté par : dupilon le 02 Aug 2009, 19:06 |
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La crise systémique est en cours . L' enchainement de ses phases n 'est pas nécessairement ultra rapide , car les autorités monétaires cherchent par tous esmoyens à contrer l' effondrement de l' architecture financière en place depuis prés d' un siècle . Mais le mécanisme est en marche , et ne s' arretera qu' une fois disparues les illusions liées à la richesse " papier " . Trop d' excés ont eu lieu en ce domaine . L' économie est à la recherche d' un nouvel équilibre , qui reste encore à définir . Pour y parvenir , l' Occident doit apprendre à se serrer la ceinture , de gré ou de force , pour cause de réduction du pouvoir d' achat , de réduction de l' endettement privé pendant que les états cherchent à accroitre la dette publique pour compenser les effets néfastes . Dans le même laps de temps , l' Asie et les pays émergents tendent vers une amélioration de leur pouvoir d' achat et une amélioration de leurs conditions de vie ( avec des hauts et des bas , ca va de soi....) Il s' agit d' un rééquilibrage global , qui passera par un rééquilibrage du pouvoir monétaire entre les pays du G20 . En cela , de nombreuses secousses systémiques sont encore à attendre au cours des prochaines années . Coté déflation / inflation , nous assistons pour l' instant à une grosse poussée d' inflation monétaire qui cherche à neutraliser les effets déflationnistes de l' implosion des dérivés CDS et autres produits à forte toxicité . Il n' y a pas de doute sur l' issue du combat , à moyen terme . L' inflation l' emportera haut la main , car elle est l' arme majeure des banques centrales . Nous ne sommes pas en déflation ; Ni monétaire , ni en termes de prix comme veulent nous le faire croire les communications officielles sur la baisse des prix . Du pipeau , de la communication mensongère absolue , aussi grave et dangeureuse que les propos de Christine Lagarde au printemps 2008 qui prétendait face caméra qu' il n' y avait pas de crise ........ Pour qu' il y ait déflation , il faudra voir les prix de la majorité des actifs baisser sérieusement , pendant plusieurs années . Cen n 'est pas la baisse du pétrole sur 12 mois qui représente un risque déflationniste , lorsque les prix actuels sont 5 fois plus élevés qu' en 1999-2000 . Idem pour les biens immobiliers , le prix du steak , du petit café au bistrot du coin , ou du ravier de fraises , par exemple . Un recul des prix ( trés relatif ) sur quelques mois ne représente qu' une pause dans une tendance inflationniste de LT . Alors , si dans 3 ans le prix de l' Immo est plus bas ( ca , c 'est possible ) , que le prix du café est au 2/3 du prix actuel , idem pour les bagnoles , les produits de première nécessité et j' en passe , alors on poura évoquer une déflation en terme de prix . Pas avant , pas avec une multiplication monétaire telle que nous la connaissons .
Pour les intermédiaires financiers , les risques varient . Plusieurs ont mis la clé sous la porte , aux US , pas vraiement chez nous . Mais le risque réelle en cas de retrait de la vague de liquidités . C 'est suite à la dernière qu' on a découvert la pyramide Madoff . Il en reste d' autres , c 'est certain , sans même parler de la Fed et des banques centrales . Là , chacun doit gérer sa résistance aux risques . Perso , j' ai toujours refusé d' expédier des fonds trop loin de mon port d' attache , auprés de brokers situés outre-atlantique , alors que je ne connais pas tous les mécanismes légaux qui entourent ces entités .
L' évolution des dévises va certainement réserver son lot de surprises , mais je ne peux rien présumer , sauf qu' il y aura des mouvements d' ampleur . Quant à l' Or , pas besoin de préciser mapensée , elle est connue de tous sur ce site .......
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| Re : Le scénario du pire | Posté par : joe coe le 02 Aug 2009, 20:11 |
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merci dupi pour cette réponse un tout petit peu plus circonstanciée que la mienne |
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| Re : Le scénario du pire | Posté par : Dorianxyz le 02 Aug 2009, 22:04 |
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Tu as le don d'éclairer les choses dans le brouillard opaque. La fin de l'année fiscale risque de sonner comme un coup de tonnerre face aux bonnes nouvelles de l'été. |
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| Re : Le scénario du pire | Posté par : dupilon le 03 Aug 2009, 09:07 |
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Salut Dorianyxz ,
Oui , probablement , la fin d' année devrait être plus sombre que l' espoir suscité cet été . Toutefois , si je suis certain que rien n 'est résolu et qu' il faut s' attendre à de sacrés coups de tonnerre à terme , je reste prudent quant à l' évolution à quelques mois , car il est malgré tout possible d' assister à une prolongation de cette fausse période de grâce pour un semestre encore . Au plus ce sera prolongé , au pire seront les conséquences à terme . Le plus bel exemple est encore le bull market de 2003 qui n' a été généré que par une forte accélération de la dette et des dérivés sous jacents ainsi que la chute du $ . Que des artifices , mais le " free lunch " a tout de même duré plus de trois ans , jusqu' à l' implosion des dérivés . A ce niveau , il est toujours possible de voir surgir un " nouveau miracle " de l' économie qui permette de repousser l' échéance fatale de 6 mois à 1 an . Il y a tellement d' éléments auxquels nous n' avons pas accés . En 2003 , j' avais du mal à croire à ce bull market naissant , en 2004 et 2005 j' ai bien du m' incliner . En 2006 , je n' y croyais plus du tout , sans pouvoir déterminer valablement ce qui clochait . Pourtant je savais qu' il existait un gros excés sur dérivés . Mais voilà , si j' ai pu détecter trés tôt l' arrivée d' une récession grace à l' inversion de la courbe des taux à l' hiver 2006-2007 , je n' avais pas été en mesure de pénétrer dans les arcanes des dérivés car ces infos circulaient en milieu plus restreint , non accessible pour les " petits " que nous sommes . Peut-être sommes nous une fois de plus à la veille d' une nouvelle pirouette financière du même style , qui ferait grimper les indices sur du vent , une fois de plus ..... Il faut être particulièrement méfiant , mais ne pas chercher à avoir raison à tout prix . Le marché a toujours raison , au moment donné . Par la suite , lorsqu' il fait semblant de " découvrir" ses erreurs , alors marche arrière toute , avec tout le jeu des scandales et l' hypocrisie des révélations alors qu' une bonne part des intervenants de haut vol ont participé à cette tromperie collective ! Prudence donc ......
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| Re : Le scénario du pire | Posté par : serros le 03 Aug 2009, 09:25 |
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Salut Dupilon,
En 2003, une des raisons de la hausse des marchés et sa continuation sur 5 années a été la guerre (Afga + Irak). Ca a injecté plus de 1000 Mia dans l'économie américaine (bien sûr en dettes)!
serros |
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| Re : Le scénario du pire | Posté par : dupilon le 03 Aug 2009, 09:36 |
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Exact Serros ,
Tu as tout à fait raison . Je n' avais pas perdu cela de vue , mais ca s' est réalisé via de la dette là aussi , comme tu le précises , et c 'est bien ce qui se paie de nos jours à travers cette crise .....
D' autre part , je viens de retomber sur 2 articles , un de juin 2007 , l' autre de juin 2008 reprenant les avertissements de la BRI sur les risques majeurs que représentaient cette course aux dérivés et l' imminence d' une crise plus profonde que beaucoup ne voulaient l' admettre , en évoquant un risque de grande dépression Surtout la BRI mettait déja en garde contre les manigances des banques centrales dans leur volonté de nier cette crise et l' utilisation d' artifices pour la contrer , artifices qui ne feraient qu' aggraver le phénomène à terme .....
Il semble que la BRI n' aie pas été entendue , ou tout au moins qu' on fait peu de cas de ses avetissements .....
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| Re : Le scénario du pire | Posté par : Dorianxyz le 03 Aug 2009, 13:43 |
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Salut Dupilon,
Oui, dans la situation que l’on connaît, il est difficile de concevoir une réplique de 2003 (même plus bas et on repart…). Du moins, si l’on s’en tient à l’inertie de l’économie réelle (des us où la crise se fait vraiment ressentir) et non aux manipulations des Frankenstein de l’économie.
- “Le taux de chômage n’a pas atteint son pic, cela va durer encore longtemps. Le débat politique semble suggérer que la récession est derrière nous, mais nous devons encore discuter des moyens de sortir véritablement de la crise, c’est-à-dire de recréer des emplois.” http://www.courrierinternational.com/article/2009/06/24/reprise-en-vue-mais-sans-creations-d-emplois
Le malade va bientôt guérir ; on doit juste inventer le remède.
-De leur côté, les banques « ont traité jusqu’ici 200.000 demandes [de saisie] sur les 4 millions en attente. […] Durant les six premiers mois de l’année, 1,5 millions de ménages américains ont soit vu leur logement saisi soit reçu un avis annonçant sa saisie prochaine. » http://www.pauljorion.com/blog/?p=3936
- Seize états sont obligés d’emprunter pour verser les allocations ; ils pourraient être 32 dans le même cas avant la fin de l’année. http://www.nytimes.com/2009/07/24/us/24unemploy.html?_r=2&hp
Mais bon, le marché a toujours raison… |
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| Re : Le scénario du pire | Posté par : dupilon le 03 Aug 2009, 16:43 |
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Un graphique , en provenance d' USA today , résume clairement la situation . Un PIB réel franchement négatif depuis l' automne 2008 , alors qu' il est à peine passé sous le zéro en 2001 . Des taux d' intérets réels particulièrement négatifs pour relancer la mécanique à tout prix , et un système bancaire totalement englué dans les dérivés toxiques , dont seuls les "petits copains " ( et associés ) de la Fed parviennent à générer des profits plantureux via l' argent du contribuable . Et sur base d' une pseudo croissance au 4ème trimestre , on s' emballe comme si on allait rater le coche ......Un effet de la fièvre porcine sur les indices ? A ce petit jeu là , je suis déja vacciné.......
http://www.usatoday.com/money/economy/economic-outlook.htm
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| Re : Le scénario du pire | Posté par : polionamen le 02 Oct 2009, 23:28 |
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Sous ma douche ce matin, je me suis posé la question suivante : quel pourra être le return des actions Europe sur les 10 prochaines années.
Précisons que je base ma démarche sur un DCF du marché. 2 variables clef : taux de croissance des cash flows (par extension des revenus) et taux d'actualisation (WACC)
Les 30 dernières années ont vu un formidable bull market des obligations, marqué par la compression des rendements de 15%+ à l'actuel 3-4% D'où pour le marché action : - un wacc en chute permanente, rendant les futurs CF actualisés plus importants - des revenus supérieurs vu que les taux baissaient et stimulaient la demande.
A l'avenir, étudions la croissance des CF tout d'abord : - les taux de marge actuels sont très élevés. Il parait donc difficile de tirer beaucoup de croissance. Reste alors celle des revenus - Les revenus vont croître probablement si les taux restent accomodants, voire baissent
Du côté du WACC : - aucune chance de CF plus élevés si les taux remontent nettement : la croissance des revenus ne pourra pas compenser - ce qu'elle ne peut pas faire de toutes façons car des taux élevés étoufferont les consommateurs - seule chance pour nos CF : un WACC en baisse légère, soit des rendements d'Etat vers 2-3%
C'est le serpent qui se mord la queue : des rendements à 2 % signifient une activité aton et par conséquent une croissance des revenus poussives au mieux, voire négative.
Conclusion : sur ces bases, les marchés actions sont un mauvais couple rendement / risque. L'upside est très modéré, le downside significatif.
Où me suis-je trompé?
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| Re : Le scénario du pire | Posté par : philippulus le 03 Oct 2009, 00:00 |
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poliamanem,
dans un système économique qui serait non contaminé par l'inflation monétaire, la croissance économique se mesurerait en terme de pouvoir d'achat réel et non pas nominal. A quoi cela sert-il de gagner toujours plus, si les revenus augmentent moins vite que les prix, cela veut dire que la hausse des prix (conséquence de l'inflation monétaire) rogne le pouvoir d'achat. J'ai développé un modèle permettant d'expliquer que la "croissance économique" réelle se mesure en terme de hausse de la productivité, et non pas en hausse du montant qui est inscrit en bas de la fiche de salaire. C'est cela le miracle de la déflation naturelle (c'est-à-dire celle qui ne résulte pas de l'éclatement d'une bulle inflationniste). Le jour ou les gens réaliseront qu'il n'est pas nécessaire, et même au contraire parfaitementy néfaste, d'imprimer de l'argent, pour que le niveau de vie et le pouvoir d'achat s'améliore, alors nous pourrions mettre en place les bases d'une croissance durable et saine, sans bulles financières, et les effroyables conséquences qui résultent de leur éclatement. Dans un tel contexte, les taux pourraient rester très bas, très longtemps, voire indéfiniment, pour autant que la productivité augmente plus vite que le stock de monnaie disponible. Le stock d'or croissant de 2% en moyenne annuelle, il suffirait d'une hausse de la productivité d'un peu plus de 2% par an pour obtenir une croissance déflationniste. Les taux d'intérêts ne pouvant s'entendre que pour couvrir le risque de défaut des emprunteurs d'une part, et réaliser un profit sur l'activité de prêt, il serait impossible dans ce cadre d'observer une hausse très forte des taux.
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