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La crise économique détermine les préoccupations des Europée

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Posté par : joe coe le 13 May 2009, 22:56


Conclusion de l’étude menée par GfK sur « Les défis 2009 de l’Europe ».

Cette année, les préoccupations des Européens sont dominées par les effets de la crise économique et financière. Bien qu’ayant perdu la première place en 2008, les problèmes liés au marché du travail sont à nouveau en tête de liste des préoccupations ; un phénomène qui entraîne des inquiétudes croissantes parmi les habitants du Vieux Continent. Cette constatation majeure est issue de l’enquête de l’institut GfK « Les Défis de l’Europe » ; une étude menée au nom de l’association éponyme en février et mars 2009 dans 10 pays d’Europe auprès d’un échantillon de 12 500 personnes représentatives des populations nationales.

Autre observation : on assiste à très forte augmentation du niveau d’anxiété au sujet de la stabilité économique. N’apparaissant pas dans le top dix en 2008, celle-ci est aujourd’hui la seconde préoccupation la plus citée. Inversement, les
inquiétudes sur les prix et le pouvoir d’achat ont fléchi cette année. En France, le taux de chômage reste la première préoccupation.

 

Le chômage est la question prioritaire en Europe

La crise économique mondiale ne fait que commencer à affecter le marché de l’emploi dans certains pays. Mais l’anxiété augmente en Europe face à ses conséquences potentielles. Témoignant d’une hausse de 15 points à 39%, le chômage arrive en tête de liste européenne de l’ensemble des préoccupations. En Espagne où la crise s’accompagne d’un accroissement significatif du chômage, 67% des personnes interrogées expriment leur préoccupation quant
à la situation du marché du travail. L’Allemagne et la France suivent de près avec respectivement 57% et 54% des citations. Bien que mentionné dans une moindre mesure par les Italiens, les Polonais et les Autrichiens, le chômage demeure toutefois la préoccupation majeure pour près de 40% d’entre eux. Environ un quart des Belges sont inquiets face à cette
situation et un cinquième des habitants du Royaume-Uni et de la Russie se sentent également concernés. Seuls les Pays Bas ne perçoivent pas le chômage comme prioritaire puisque seulement 7% des répondants pensent qu’il requiert une action politique.

 

Une vraie source de préoccupation : le développement économique

Le sentiment de peur à l’encontre de la situation économique en Europe se renforce de façon significative. Seulement cité par 5% des citoyens au cours des années précédentes, il bondit aujourd’hui et touche 29% de répondants soucieux. Au Royaume-Uni, il s’agit de la préoccupation principale pour 43% des individus interrogés, de même en Belgique ou aux Pays-Bas avec près de 30% de personnes sensibles à ce sujet. En Allemagne (36%), en Autriche et en Espagne (34% dans les deux pays), la stabilité économique est la deuxième source d’inquiétude. Les Français se sentent moins concernés par ce sujet que par le chômage ou l’augmentation du pouvoir d’achat.

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La baisse des prix de l’énergie

En Europe, l’importance accordée à l’évolution de l’inflation et du pouvoir d’achat a chuté de 7 points en 2009 après une hausse de 11 points constatée l’année précédente. Avec 22% de citations, ce sujet se place désormais après le chômage et le développement économique dans la liste des préoccupations. Ceci peut s’expliquer par la baisse du taux d’inflation évoluant actuellement au profit des consommateurs dans la plupart des pays. Seule exception : en Russie où l’on prévoit une réduction réelle des revenus pour 2009 doublée d’importations de plus en plus coûteuses en raison de la dépréciation du rouble. Ces phénomènes inquiètent une grande partie des Russes, pour 31% desquels l’évolution des prix et du pouvoir d’achat constitue la préoccupation majeure. Les Français se montrent encore plus anxieux avec 51% de citation, les citoyens craignant probablement des réductions de salaire en raison de la crise économique et financière.

 

Moins d’accent sur les retraites et sur la lutte contre la criminalité

La question de la criminalité a perdu une place dans la liste des priorités citées en Europe et arrive aujourd’hui en quatrième position avec 11%. Davantage préoccupés que les autres citoyens européens, 41% des Italiens attendent des mesures plus sévères contre la criminalité. Le sujet est également fortement évoqué au Royaume-Uni (19%) et aux Pays-Bas (17%).
L’inquiétude relative à la situation des pensions et des retraites semble avoir quelque peu perdu de son intensité. Avec 8%, elle ressort cinquième du classement. Les Russes, par contre, souhaiteraient voir une amélioration de la situation de leurs pensions, avec 13% de citations. Sans être une priorité, environ un dixième des citoyens de Pologne, France, Allemagne
et Autriche considère néanmoins la situation des retraites comme un point important. En ce qui concerne la disponibilité des logements et le niveau des loyers, 8% des Européens sont mécontents de la situation actuelle. Ce chiffre a cru pour la seconde année consécutive et occupe actuellement la sixième place dans la liste des préoccupations. Les Russes sont
particulièrement touchés par ce problème (18%) ainsi que les Français (10%).


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L’étude

Ces résultats sont extraits de l’enquête GfK « Les défis 2009 de l’Europe ». Cette étude a été menée par GfK-Nürnberg eV en février et Mars 2009 en Allemagne, Italie, France, Autriche, Royaume-Uni, Russie, Belgique, Pologne, Espagne et Pays-Bas auprès d’un échantillon de 12 500 personnes représentatives des populations nationales. L’enquête repose sur des questions ouvertes, utilisant chaque année la même formulation: «À votre avis, quelles sont les questions les plus urgentes à résoudre en ... ? (le pays concerné) « Les thèmes ne sont pas limités et des réponses multiples sont possibles.
Pour la France, 1058 individus représentatifs de la population française métropolitaine (méthode des quotas) ont été interrogés en février et mars 2009.

 

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d’analystes. Elle finance et réalise régulièrement des études destinées à ses membres. L’Association
GfK-Nürnberg e.V. est actionnaire à 57% du groupe GfK SE.
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plus, visitez le site Internet www.gfk.com

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