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La crise du système financier - Krachs en série ?

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Posté par : Pat334 le 01 Nov 2011, 10:46
La stratégie de M. Papandréou apparaît comme particulièrement vile et quelque peu machiavélique, car sans doute mûrement réfléchie. Cela dit, elle a le mérite - bien indirect, j'en conviens - de réintroduire une peu de démocratie dans l'Union européenne, dont le mode de ratification des traités au nez et à la barbe des populations avait quelque chose de révoltant. Au delà de la crise économique, nous acheminons-nous vers un soulèvement des populations dont nul, aujourd'hui, ne peut prévoir ni la forme ni l'ampleur ? La pression qui pèse sur les Grecs, dont bon nombre peuvent être considérés comme innocents, et sur les Espagnols, dont 20% sont aujourd'hui sans emploi, est énorme. Et que dire des foyers français les plus modestes, qui voient s'éteindre à tout jamais la perspective de bénéficier de conditions de travail équitables, d'un salaire comparable avec ce à quoi notre pays était habitué voici une quinzaine d'années, d'une épargne rémunérée et d'une retraite décente, et qui assistent à l'explosion des prix de l'alimentaire et des carburants ? Tout ceci sur fond de corruption abjecte de leurs dirigeants politiques. L'histoire nous enseigne que les signes de la fin d'une civilisation sont incontestablement réunis. La grande inconnue est la dimension européenne, pour ne pas dire globale, de ce qui se déroule sous nos yeux. (Désolé pour la présentation en "pâté". Le site n'a pas voulu prendre en compte mes paragraphes et alinéas.)
Posté par : chabl le 02 Nov 2011, 09:56

Les péripéties de la tragédie grecque se mettent en place

On risque de vivre pendant quelques mois sur les marchés avec les aléas de la tragédie grecque, même si l'on peut dire qu'elle ne devrait pas trop affecter au final le futur de la zone euro. En effet le défaut grec n'est intrinsèquement pas si important que ça à l'échelle globale. Et les grecs ont en plus certainement en dernier ressort beaucoup plus intérêt à ne pas quitter la zone euro que le contraire. Ils essaieront simplement d'alléger encore plus leur addition.

Ce qui est par contre beaucoup plus difficile à gérer c'est le manque de visibilité côté Italien, car là les sommes de dettes sont beaucoup plus difficiles à gérer et les taux semblent monter inexorablement. Les incertitudes politiques n'étant pas moindres en Italie qu'en Grèce on pourrait assez vite voir naître un nouveau foyer de troubles. Et ce n'est pas l'Italien nouveau gonverneur de la BCE qui colmatera seul les brèches qui pourraient s'ouvrir. Vivement que le G20 sorte des trouvailles rassurantes sinon on n'en a pas fini avec les risques de mini-Krachs à répétition.

 

Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage
Posté par : Pat334 le 05 Nov 2011, 18:23
En attendant, nos dirigeants sont comme hypnotisés par la rigueur... Outre la manoeuvre politiquement suicidaire du gouvernement français (car aucune annonce du type de celle de M. Fillon, que l'on dirait calculée pour déplaire et qui semble bien ridicule après sa déclaration selon laquelle la France, voici cinq ans, était "en faillite", n'a jamais été faite en période électorale), on peine à comprendre comment le parti au pouvoir ne voit pas que sa politique entraînera immanquablement la France dans une nouvelle récession. Economiquement parlant, ces hommes ont pourtant autant d'intelligence que nous. Il y a bien sûr tout ce que l'on ne sait pas sur les intérêts qui se cachent derrière le pouvoir aujourd'hui dévolu aux agences de notation... mais quand même... on reste perplexe.
Posté par : chabl le 05 Nov 2011, 18:41

Citation : Pat334

En attendant, nos dirigeants sont comme hypnotisés par la rigueur... Outre la manoeuvre politiquement suicidaire du gouvernement français (car aucune annonce du type de celle de M. Fillon, que l'on dirait calculée pour déplaire et qui semble bien ridicule après sa déclaration selon laquelle la France, voici cinq ans, était "en faillite", n'a jamais été faite en période électorale), on peine à comprendre comment le parti au pouvoir ne voit pas que sa politique entraînera immanquablement la France dans une nouvelle récession. Economiquement parlant, ces hommes ont pourtant autant d'intelligence que nous. Il y a bien sûr tout ce que l'on ne sait pas sur les intérêts qui se cachent derrière le pouvoir aujourd'hui dévolu aux agences de notation... mais quand même... on reste perplexe.

Un interview de Nicolas Baverez sur BFM Business, quand il dit qu'aucun homme politique n'a tenu compte des avertissements nombreux d'économistes (dont lui dans un livre) il y a 4 ou 5 ans sur la question cruciale de la dette, sonne pour les dirigeants politiques comme un véritable tocsin. Il pense que l'on vient de rentrer dans le mur de la dette de la zone euro. Angela Merkel nous voit mettre dix ans pour en sortir.

D'autres pensent que l'on aurait pu et que l'on peut peut-être essayer encore de faire autrement.

 

Crise européenne et tragi-comédie grecque

Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage
Posté par : chabl le 02 Dec 2011, 12:07

Pourra t-on éviter l'éclatement de la zone euro ?

 

La situation de la zone euro reste toujours aussi difficile, parce que l'Allemagne ne veut pas tomber dans le piège que lui tendent les Eurocrates avec l'idée de lancer une mutualisation de la bonne dette celle qui ne dépasse pas les 60%du PIB selon les critères de Maastricht.

En effet si cette brillante idée semble bien régler la question et inciter les états à revenir au plus vite dans les clous de ces 60%, cela ne prend pas en compte le fait que pratiquement tous les états sont largement au dessus des 60% d'endettement.

Que vont devenir les Obligations représentant 20% à 40% du PIB et qui sortent du champ de ces 60% ?

Sans doute des Obligations pourries dont plus personne ne voudra, et pour les refinancer à l'échéance soit il n'y aura plus de prêteurs, soit ceux qui se présenteront le feront à des taux de 15% à 25% !!!

C'est ce que souligne un article de Marianne2.fr   ......

Ce que les Eurobonds couteraient aux Allemands

 

Face à cette proposition des eurocrates (Commission de Bruxelles) et de Juncker il y a une nouvelle alternative venant d'allemands soucieux de préserver l'euro mais en imposant aux pays laxistes des obligations contraignantes.

Ils préconisent contrairement aux eurocrates de mutualiser les dettes au dessus des 60% du PIB dans une Structure de Défaisance (Bad Bank) en les reclassant en dettes remboursables en 20 ans mais en se soumettant au contrôle des autres.

Les « Sages allemands » ont aussi une solution

Si les orthodoxes de la gestion sont opposés par principe à l’idée d’une mutualisation de la dette, un signal est cependant venu d’Allemagne, le 9 novembre dernier. Dans son rapport annuel, le Conseil allemand des experts en économies dont les travaux sont suivis attentivement par la Chancellerie, propose une solution intermédiaire. Mutualiser la partie de la dette –au-delà des 60% du PIB- sans signer de chèque en blanc aux États déficitaires.

Cette alternative permettrait d’après « les Sages  » – c’est ainsi qu’ils sont qualifiés outre-Rhin – de rassurer les marchés tout en contraignant les États à une grande rigueur budgétaire et l’obligation de rembourser leurs dettes extraordinaires sur 20 ans. Pour l’année en cours, 2300 milliards seraient transférées à cette structure de défaisance d’après le calcul des sages.


Dans tous les cas on ne sait toujours pas quel type d'accords va être passé et les marchés ne pardonneront rien si les accords en vue leur semblent encore trop flous et  trop dangereux au plan économique pour l'eurozone.

 

 

 

 

 


Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage
Posté par : chabl le 04 Apr 2012, 19:20

Nouvelles turbulences dans la zone euro ?


Aujourd'hui, prétexte ou pas c'est l'impossibilité de lever des fonds à un taux raisonnable par l'Espagne qui serait le catalyseur de la brusque chute des marchés européens. Le morceau est nettement plus dur à avaler que la Grèce.

Mais après le renflouement de 1000 milliards d'euros que la BCE a octroyé gentiment aux Banques on peut s'apercevoir assez facilement que tout n'a pas été résolu pour elles avec ce pactole. Chez nous l'approche des élections avec les incertitudes sur le sort qui sera ensuite réservé aux épargnants par le nouvel élu (quelqu'il soit) à travers une réforme annoncée de la fiscalité, va aussi peser sans doute pas mal sur le marché français et sur ceux de nos voisins.

On parle déjà de dégradations de notre triple AAA par les agences qui ne l'ont pas encore dégradé, et un mois de Mai plein de ponts et où l'on cherchera à oublier les tracas qui nous attendent n'arrangeront rien.

Alors un mini-Krach est il de nouveau en route ?  pas impossible.

 

Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage
Posté par : chabl le 05 Apr 2012, 12:05

Citation : chabl

Nouvelles turbulences dans la zone euro ?


Aujourd'hui, prétexte ou pas c'est l'impossibilité de lever des fonds à un taux raisonnable par l'Espagne qui serait le catalyseur de la brusque chute des marchés européens. Le morceau est nettement plus dur à avaler que la Grèce.

Mais après le renflouement de 1000 milliards d'euros que la BCE a octroyé gentiment aux Banques on peut s'apercevoir assez facilement que tout n'a pas été résolu pour elles avec ce pactole. Chez nous l'approche des élections avec les incertitudes sur le sort qui sera ensuite réservé aux épargnants par le nouvel élu (quelqu'il soit) à travers une réforme annoncée de la fiscalité, va aussi peser sans doute pas mal sur le marché français et sur ceux de nos voisins.

On parle déjà de dégradations de notre triple AAA par les agences qui ne l'ont pas encore dégradé, et un mois de Mai plein de ponts et où l'on cherchera à oublier les tracas qui nous attendent n'arrangeront rien.

Alors un mini-Krach est il de nouveau en route ?  pas impossible.

 

La baisse selon les traders de BFM Business pourrait connaître un répit sur les 3250 points pour le CAC40, mais ils entrevoient déjà un passage sous les 3000 points jusque vers 2950 points à court terme. On est donc bien revenu dans une tempête aux allures de mini-krach que la conjoncture politique actuelle ne peut absolument pas stopper.

Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage
Posté par : Pat334 le 07 Apr 2012, 15:27

Certes, tout ceci n'a décidément rien de rassurant... et la conjoncture ne laisse entrevoir aucun embryon de raison pour laquelle le CAC pourrait se ressaisir à moyen terme. Quant au krach, il est rendu d'autant plus possible que plusieurs ont investi massivement depuis début 2012.

 

Le plus terrifiant est le niveau des marchés américains, que nos homologues d'outre-Atlantique tentent désespérément de maintenir hors de l'eau jusqu'aux élections présidentielles... mais ensuite ?...

 

Les 3000 points ont maintes fois été présentés comme une occasion d'entrée LT par certains opérateurs.

On peut aussi imaginer, hélas, que le souvenir de cette altitude remplisse de nostalgie plus d'un investisseur dans quelques temps. Le CAC a plus que doublé depuis le début des années 1990. Est-il invraisemblable d'imaginer que les niveaux de fin 1980 soient retrouvés d'ici quelques années ?...

 

 

 

 

 

Posté par : futuristiKtrader le 07 Apr 2012, 16:53

On pourrait retrouver le niveau du CAC des années 81 mais se sera parès le 6 mai 2012 ...

Happy people only !
Posté par : chabl le 10 Apr 2012, 14:08

Krach ou pas Krach ?


On est, selon les chartistes de BFM Business, arrivé tout près du point bas de la consolidation du CAC40 avec les 3240 points comme dernier support. Selon eux même si l'on ne se redresse pas pour stagner entre 3250 et 3300 points quelque temps, on n'ira pas au delà des 3050 à 3000 pointqs dans un marché qu'ils jugent déjà survendu.

Mais ils n'ont pas pris en compte les vieux réflexes électoraux qui risquent de ressurgir dans les semaines à venir. Le virage à gauche pourrait faire perdre au moins pour un temps pas mal de terrain au CAC40. Et si l'on repassait sous les 3000 points une descente de 3600 à 2800 points assez rapide pourrait bien être assimilée à un Krach (modeste mais bien réel).

Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage
Posté par : Pat334 le 10 Apr 2012, 18:04

La question n'est peut-être plus, finalement, de savoir s'il y a krach ou non, mais de s'interroger sur le crédit accordé aux mesures de la BCE.

 

Les marchés ont fait mine d'y croire, certes, car les fonds y trouvaient leur compte à court terme. Mais l'ampleur du mouvement entrepris en août 2011 pourrait désormais se révéler pleinement.

 

Ceci ne remet bien entendu pas en cause la forte probabilité d'un rebond technique sur les 3250, voire les 3000 points...

Posté par : chabl le 10 Apr 2012, 19:13

Citation : Pat334

La question n'est peut-être plus, finalement, de savoir s'il y a krach ou non, mais de s'interroger sur le crédit accordé aux mesures de la BCE.

 

Les marchés ont fait mine d'y croire, certes, car les fonds y trouvaient leur compte à court terme. Mais l'ampleur du mouvement entrepris en août 2011 pourrait désormais se révéler pleinement.

 

Ceci ne remet bien entendu pas en cause la forte probabilité d'un rebond technique sur les 3250, voire les 3000 points...

Pour le moment la descente semble vouloir s'accélérer, car je soupçonne les Hedge Funds agitateurs de vouloir semer le trouble en faisant sauter tous les Stops de protection afin que leurs petits camarades chargés de ramasser les cadavres puissent bien en profiter.

Quand les fonds spéculateurs aux ordres des Banques et gentiment abrités dans des paradis fiscaux veulent faire de bonnes affaires on sent bien qu'ils font le marché et ramassent sur le dos des petits traders et des petits porteurs de PEA.

Mais malheureusement il n'y a pas grand chose à faire sinon de jouer sur les Trackers BX4 et LVC de levier 2 sur le CAC40 afin d'atténuer les chocs.

Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage
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