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La courbe des taux

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Posté par : gvgh le 05 Jun 2006, 11:07
Nico

je vois que tu integres desormais dans tes analyses que tout croisement sto avant le macd debouche sur un mvt correctif ou de rebond ...statistiquement le sto croise le plus souvent avant le macd vu que le macd est beaucoup plus en retard que le sto par nature (methode de calcul de l'indicateur)..cahen parle d'ailleurs que le croisemnt du macd avant le sto est un element exceptionel qui debouche sur un mvt puissant ce qui tend a montrer que ce type d'evenement est en fait rare ...alors si tu dis que tout croisement sto avant macd debouche sur un mvt correctif alors tout doit etre correctif ou en phase de rebond vu que le sto croise quasi toujours avant le macd

qu'en penses tu ?
il suffit d'etre novice pour croire que l'autre puisse etre meilleur que soi http://gvgh.daily-bourse.fr/
Posté par : philippulus le 05 Jun 2006, 11:43
gvgh a écrit:
qu'en penses tu ?
Dans le cas présent, j'intègre le fait que MQ est baissière, et que les cours sont en échec contre UQ baissière.
MQ aurait été neutre ou haussière, mes conclusions auraient été différentes.
"La première panacée d'un gouvernement mal géré, c'est l'inflation de la devise. La deuxième, c'est la guerre. Toutes deux apportent une prospérité temporaire ; toutes deux apportent une ruine plus permanente". Hemingway --- Mon blog: http://philippulus.daily-bourse.fr/
Posté par : gvgh le 05 Jun 2006, 11:53
oki

c parce qu'on a l'impression que tu dis ca au sens genéral c pour ca que j'etais etonné
il suffit d'etre novice pour croire que l'autre puisse etre meilleur que soi http://gvgh.daily-bourse.fr/
Posté par : philippulus le 05 Jun 2006, 12:34
gvgh a écrit:
oki

c parce qu'on a l'impression que tu dis ca au sens genéral c pour ca que j'etais etonné
Dans tous les cas, je tente d'intégrer les informations dans le cadre d'un scénario global. C'est pour cela que j'indique plus haut que les taux sont au mieux à la recherche d'un support (qui permettrait de relancer la hausse sur les échelles mensuelles et hebdomadaire, ou tout au moins de stabiliser la tendance trimestrielle de baissière à neutre). Au pire, un scénario déflationniste à la japonnaise avec une poursuite de la tendance trimestrielle baisssière des taux à 10 ans, peut être envisagé.
"La première panacée d'un gouvernement mal géré, c'est l'inflation de la devise. La deuxième, c'est la guerre. Toutes deux apportent une prospérité temporaire ; toutes deux apportent une ruine plus permanente". Hemingway --- Mon blog: http://philippulus.daily-bourse.fr/
Posté par : dupilon le 05 Jun 2006, 16:23
Il n 'existe aucun risque de scénario déflationniste à la japonaise. S' imaginer ce genre de possibilité est une erreur monumentale.
Le Japon, au début de sa descente aux enfers a pris des mesures de limitation voire de restriction de ses aggrégats monétaires. Ce qui a amené à une recession/deflation dans les premières années de chute du Nikkei.

Regardez ce chart de M2 au Japon de 91 à 94. La courbe est quasi horizontale. D' où l' incapacité pour l' archipel nippon d' éviter la déflation. Un peu plus tard, la BOJ a compris son erreur, et depuis 1994/95, elle inflate AD MORTEM.




Au contraire, l' expansion de la masse monétaire US est d' une incroyable régularité. Et on assiste meme à une accélération à certaines périodes. Et le début du Bear Market US, de 2000 à 2003, est marqué par une forte expansion monétaire, à la base du l" inflation majeure actuelle de toutes les classes d' actifs, car elle s' est combinée avec la vague d' inflation monétaire en provenance du Japon depuis 1995.





Voici la raison principale pour laquelle il est encore possible pour certains analystes techniques d' imaginer un DOW à 13 000 ou un CAC vers ses plus hauts.
Ils peuvent atteindre leurs anciens sommets voire les dépasser en termes nominaux, mais avec une devise dévaluée, quelle qu' elle soit. Seul l' Or échappe à cette profusion de monnaie papier à la Weimar.
Ce genre de mesures peut amener une récession majeure, quel que soit le niveau des indices. Mais les risques de déflation sont insignifiants, voire inexistants.....

Dupilon
Posté par : philippulus le 09 Jun 2006, 06:48
Didier,

Je ne sais pas si l'on parle bien de la même chose.

dupilon a écrit:
les risques de déflation sont insignifiants, voire inexistants.....
Il s'agit là de considération monétaires. Dans mon message précédent, je prenais en compte les taux US à 10 ans:
philippulus a écrit:
La tendance trimestrielle est toujours baissière.
La hausse des taux jusqu'à UQ (résistance rose) ne constitue jusqu'ici qu'une correction technique faible suite au croisement Sto avant le croisement Macd, et dont l'objectif maximaal a été atteint.
En mensuel, les cours repassent sous UM, ce qui correspondra à une fin de bulle mensuelle si le retournement de LM (cerclé au centre) se confirme en clôture hebdomadaire.
Le retournement de LW correspond à un sommet des cours, ce qui permet d'antciper un mouvement haussier de type dem-parallèles terminé.
Conclusion: Le mouvement haussier moyen terme est, pour le moins, remis en cause !


Les deux sont-ils tellement incompatibles ?
Je ne veux pas dire par là que les taux à 10 ans ne monteront plus. Mais pour qu'ils puissent monter, encore faudrait-il que la tendance trimestrielle se stabilise dans un premier temps, avant de s'inverser. Ceci veut dire encore plusieurs trimestres au minimum. Et d'ici là, si les taux courts continuent de monter, cela implique une courbe des taux inversée, et une baisse profonde sur les marchés.

Dans ce cadre, je n'exclue pas la possibilité - à terme - d'un scénario déflationiste.
Hier, les taux 10 ans ont continué leur reflux, et la cassure de PD/PW rend désormais la zone 5,15-5,20 comme zone de résistance de plus en plus crédible:


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Posté par : philippulus le 06 Jul 2006, 07:31
philippulus a écrit:
Dans ce cadre, je n'exclue pas la possibilité - à terme - d'un scénario déflationiste.
Hier, les taux 10 ans ont continué leur reflux, et la cassure de PD/PW rend désormais la zone 5,15-5,20 comme zone de résistance de plus en plus crédible
La zone de résistance en question ne sera peut-être bientôt plus qu'un souvenir, même si un biais baissier est encore présent (cerclage).
A court terme, le mouvement est en mesure de se poursuivre jusque 5,35 environ (objectif UW).


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Posté par : philippulus le 21 Jul 2006, 08:12
philippulus a écrit:
A court terme, le mouvement est en mesure de se poursuivre jusque 5,35 environ (objectif UW).
Objectif atteint, pas tout à fait : 5,25%...


Les taux ont commencé leur reflux suite aux appasaints propos de Bernd Bernanke, le nouveau président de la FED. Ce qui nous donne une "bien jolie" courbe des taux inversée:


Dans ces conditions, qui va encore vouloir (ou pouvoir) prêter de l'argent, si les rendements à court terme sont plus élevés que les rendements longs ?
philippulus a écrit:
Dans ce cadre, je n'exclue pas la possibilité - à terme - d'un scénario déflationiste.
Mais on n'entend pourtant parler QUE d'inflation. C'est une contradiction de taille dans un environnement ou les liquidité s'assèchent, et ou des milliards de milliards de dettes vont générer des appels de marge chez les consommateurs, entreprises, banques, sociétés d'assurances, et même gouvernements de monde entier.

Il faudra bien vendre pour payer, et peut-être plus vite qu'on ne l'imagine. Mais si tout le monde veut vendre en même temps, qui pourra donc bien acheter ? Comment cela, on ne vous a pas encore parlé des petits hommes verts qui ont scellé un partenariat économique avec la planette terre
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Posté par : rvs le 21 Jul 2006, 09:04
l'inflation est selon Milton Friedman et ses petits copains néo classiques toujours un phénomène monétaire. Ils reprennent la formule de Fisher. Pour les néo-classiques les agents économiques anticipent, et donc il n'y a pas d'illusion monétaire.
Nous aurions donc dû connaitre une inflation importante au vu des courbes de M2 et M3. Nous y avons échappé pour diverses raisons (marché du travail défavorable aux travailleurs et donc pas de tensions sur les salaires, possibilité de produire à moindres coûts dans des contrées lointaines, gains de productivité,...).
La création monétaire existe par l'augmentation de l'encours des crédits. quand les agents empruntent, ils participent à l'augmentation de la masse monétaire quand ils remboursent leurs crédits c'est le phénomène inverse.
L'augmentatoion de la masse monétaire ne s'est donc que peu reflétée dans la hausse des prix. Par contre, nous avons connu une inflation financière considérable. Il suffit de mettre en parallèle la courbe de M3 et des indices mondiaux pour s'en appercevoir. La question est de savoir si cette inflation financière peut se répercuter dans les produits de consommation. A court terme, je ne vois pas comment cela pourrait se produire. Les entreprises ont encore des marges collosales sur ce qui est fabriqué en orient et au vu de leurs profits, elles devront faire des choix. Si leurs prix de revient augmentent du fait de l'augmentation du pétrole par exemple, elles doivent bien sur continuer à réduire leurs coûts pouraugmenter la productivité. Mais elles devront choisir entre réduire leurs marges et donc leurs profits ou augmenter les prix. Dans les secteurs où la concurrence est importante, il ne leur sera pas possible d'augmenter les prix sous peine de voir un effondrement des parts de marché. donc elles devront jouer sur leurs marges ce qui aura comme effet immédiat de rendre les actions plus chères en terme de PER.

Les agents étant endettés très fortement, ils vont devoir ralentir leur recours à m'emprunt voire le réduire. Ceci aura pour effet immédiat de ralentir la création monétaire voire de réduire la masse monétaire. Et les mêmes facteurs qui ont évité une inflation des biens et services risquent de provoquer une déflation. A la limite, vu le peu de moyens que les états se dotent pour mettre en oeuvre pour une politique d'économie d'énergie, je me pose la question de savoir jusqu'où cette hausse du pétrole ne les arrangent-ils pas pour éviter de sombrer dans la déflation.

Donc, même si les deux thèses s'affrontent avec toutefois plus de partisans ayant une vision inflationniste, je suis plus enclin à prévoir une déflation. En parrallèle avec l'exemple du Japon, il faut garder à l'esprit le facteur démographique pour lequel ils sont 10 à 15 ans en avance sur nous. De plus la génération des boomers étant majoritaire, j'imagine mal une inflation qui mettrait à mal leur pouvoir (puisque ce sont eux qui détiennent le plus de capital) au profit des générations, plus jeunes, endettée. Les politiques favoriseront toujours leurs électeurs et la loi du nombre joue pour les boomers.
wawa the best
Posté par : philippulus le 12 Aug 2006, 19:30
philippulus a écrit:
philippulus a écrit:
A court terme, le mouvement est en mesure de se poursuivre jusque 5,35 environ (objectif UW).
Objectif atteint, pas tout à fait : 5,25%...
Les taux du 10 ans ont reflué sous 5% après avoir été mis en échec contre la bande trimestrielle supérieure de Bollinger, qui correspond par la même occasion à la résistance d'un canal graphique baissier:



Cette zone des 5,25% constitue désormais une charnière critique !
A noter les divergences haussières multiples ainsi que le croisement haussier M7/M23 à valider en clôture trimestrielle, qui serait la première occurence haussière sur cet indicateur depuis que M7 est passée sous M23 en Mars 1983.
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Posté par : Again' le 12 Aug 2006, 22:41
rvs a écrit:
L'augmentatoion de la masse monétaire ne s'est donc que peu reflétée dans la hausse des prix. Par contre, nous avons connu une inflation financière considérable. Il suffit de mettre en parallèle la courbe de M3 et des indices mondiaux pour s'en appercevoir. La question est de savoir si cette inflation financière peut se répercuter dans les produits de consommation. A court terme, je ne vois pas comment cela pourrait se produire. Les entreprises ont encore des marges collosales sur ce qui est fabriqué en orient et au vu de leurs profits, elles devront faire des choix. Si leurs prix de revient augmentent du fait de l'augmentation du pétrole par exemple, elles doivent bien sur continuer à réduire leurs coûts pouraugmenter la productivité. Mais elles devront choisir entre réduire leurs marges et donc leurs profits ou augmenter les prix. Dans les secteurs où la concurrence est importante, il ne leur sera pas possible d'augmenter les prix sous peine de voir un effondrement des parts de marché. donc elles devront jouer sur leurs marges ce qui aura comme effet immédiat de rendre les actions plus chères en terme de PER.
Les agents étant endettés très fortement, ils vont devoir ralentir leur recours à m'emprunt voire le réduire. Ceci aura pour effet immédiat de ralentir la création monétaire voire de réduire la masse monétaire. Et les mêmes facteurs qui ont évité une inflation des biens et services risquent de provoquer une déflation.

Y aurait-il incompatibilité entre un mouvement déflationniste d'envergure à l'endroit même où cette augmentation de masse monétaire s'est déversée en masse (immo, actions), parallèlement à une poussée inflationniste au niveau des biens de consomation (notamment via hausse des MP : appétit des pays "émergents" et épuisement progressif des ressources) ?
La situation du Japon des 90's est peut-être difficilement applicable ici, tant les données sont différentes.
Inflation, déflation, ou "réajustement" des valeurs entre elles ?
Posté par : philippulus le 13 Aug 2006, 11:40
Les réponses à ces questions sont loin d' être évidentes, tant les mécanismes mondiaux sont complexes.
D'autant plus complexes que l'économie mondiale n'est pas agrégée comme une entité économique unique, ce qui permet à des mécanismes financiers de masquer la réalité de la situation mondiale intégrée à l'ensemble de la planète.

Je m'explique: le Japon a été en déflation depuis la fin des années 1970, avec des taux d'intérêts ramenés progressivement à 0% puis maintenus à ce niveau pendant de nombreuses années - ce qui est en soit un corrolaire logique de la déflation comme stimulant de la consommation - et pourtant la masse monétaire japonaise a connu une extraordinaire croissance quasiment patrabolique depuis les années 1970 jusqu'à il y a quelques mois encores !

Alors que la déflation est un phénomène strictement monétaire, comment le Japon a-t-il pu se trouver en situation de déflation tandis que sa masse monétaire explosait ? Les économistes ont ici assimilé la déflation à la baisse des prix et des services, alors que cette dernière n'est jamais qu'une possible conséquence de la déflation, c'est à dire un dégonflement de la bulle monétaire.

Le Japon a baissé ses taux pour sauver son économie nationale de la déflation, mais s'est retrouvée au centre d'un gigantesque monopoly financier par le biais du Yen Carry Trade.

J'en déduit qu'il n'est plus possibe à ce jour de considérer les phénomènes monétaires que sont les "flations" (inflation, désinflation, stagflation, déflation), sans les intégrer à l'échelle de l'économie planétaire.

Les données relatives à la masse monétaire japonaise sont disponibles sur le site internet de la Banque of Japan
L'exploitation graphique de ces données démontre que la croissance parabolique de la masse monétaire japonaise est désormais terminée (courbe bleue). Dans le même temps, on assiste à un taux de croissance désormais fortement négatif de la masse monétaire (courbe rouge)*: C'est bien là la définition de la déflation !

Lorsque qu'une croissance parabolique se termine, la valeur retourne toujours vers sa "moyenne historique" (encore faut-il pouvoir définir la valeur de cette moyenne historique), ou bien vers le point de départ du mouvement haussier.

On peut donc s'attendre désormais à ce que la masse monétaire japonaise . connaisse un effondrement massif, ce qui n'est bon ni pour le Japon, ni pour l'économie mondiale. Il est par contre étonnant que la BoJ ait initié la hausse des taux monétaires juste au moment ou la masse monétaire japonaise commence à se déflater.

Gavekal research a récemment publié un graphe récent montrant que la croissance de la masse monétaire mondiale est désormais négative:


S'agit-il dès lors d'un scénario "désinflationiste" ou bien "déflationiste" ?

La baisse de l'immobilier US permet de penser que la masse monétaire mondiale est en chute libre, et ses corrélaires sont donc un phénomène de Credit Crunch ainsi qu'une baisse généralisée des prix.

Bien entendu, le prix du pétrole sera toujours mis en exergue pour prétendre que nous entrons dans une ère inflationiste, voire hyperinflationiste, mais le pétrole ne peut être considéré comme une "commodité" standard. Le pic de production pétrolier approche à grandes enjambées, s'il n'a pas déjà été dépassé, et je prétend toujours que dans ces conditions, la hausse du prix du pétrole est un phénomène déflationiste puisqu'il confisque les revenus des consommateurs et des entreprises.

*J'ai quelques soucis pour afficher la date sur l'axe des abscisses car je n'arrive pas à faire accepter par Excel le format de la date. Si quelqu'un peut m'aider à résoudre ce probème, merci de m'envoyer un message par le biais du site avec une adresse e-mail pour l'envoi du fichier.
"La première panacée d'un gouvernement mal géré, c'est l'inflation de la devise. La deuxième, c'est la guerre. Toutes deux apportent une prospérité temporaire ; toutes deux apportent une ruine plus permanente". Hemingway --- Mon blog: http://philippulus.daily-bourse.fr/
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