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La courbe des taux

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Posté par : opal le 12 Jun 2007, 11:54
philippulus a écrit:
La courbe des taux n'est plus inversée, quoiqu'encore relativement plate...


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bonjour ,

j'ai "survolé "cette file , sans prétention d'exhaustivité ...mais , il me semble qu'il manque un élément important dans le raisonnement et qui est devenu presque structurel aujourd'hui: un regain de crédibilité des autorités monétaires un peu partout dans le monde

en effet, si les phases de croissance des années 90 étaient accompagnées de courbes plus "normales ", un peu plus pentifiées , le risque d'inversion de la courbe des taux actuelle ne doit pas etre exagéré comme synonyme de ralentissement durable desé conomies,anticipé par les investisseurs (récession).

cela pour au moins pour deux raisons :

1) le contexte mondial reste déflationniste.

cette donne peut etre modifiée certes , si des tensions au niveau des salaires apparaissent à terme, je pense à l'europe , bien sur , mais peut etre aussi le japon ...une nouvelle flambée des prix de pétrole provoquerait le meme effet , meme si ici ,l'origine de cette envolée des prix est pratiquement non controlable car lié à un risque géopolitique échappant , lui,à toute anticipation.

toujours est -il que les anticipations inflationnistes restent très contenues et modérées quant à elles ,de l'ordre de 2% actuellement sur un horizon de 5 ans ce qui induit l' écrasement de la prime de terme et la non-pentification de la courbe des taux

enfin, en ce qui concerne les gains de productivité , dans un passé très récent (2005/2006), la FED ne cessait de "vanter "les mérites de la croissance américaine , axée sur ces gains de productivité, donc peu inflationniste et c'était un point de vue partagé globalement sans peine par les investisseurs. la raison de cette confiance ?

2) les banques centrales anticipent mieux les perspectives d'inflation aujourd'hui qu'hier...

c'est un argument qualitatif , une sorte de changement de mentalité structurel et qui peut paraitre étonnant dans un un environnement monétaire de plus en plus impacté par des chocs stochastiques .

mais il s'agit là,de la récompense d'un effet d'apprentissage (pour la FED et la gestion de la crise des années 2000) et d'une assise en crédibilté nouvelle pour une autorité comme la BCE qui actuellement rapproche sa politique monétaire à la neutralité , sans se précipiter , en préparant bien le marché . ce dernier fait donc confiance aux autorités monétaires sur le fait qu'à terme l'inflation attendue va coincider avec l'inflation effective(inflation cible) , d'où les faibles primes exigées sur les taux longs.

d'autre part , on considère évidemment que les ajustements de cette politque monétaire se font dans le bon timing , sans prendre du retard sur l'inflation.en effet, le marché juge aptes pour le moment les autorités monétaires à contenir et réduire le rythme de croissance des crédits et éviter l'entrée des économies dans un cycle de surchauffe, néfaste à la croissance
Posté par : Again' le 12 Jun 2007, 14:23
Bonjour,

Concernant la mesure de l'inflation il je pense qu'il faut rester prudent vis-à-vis de la fiabilité des statistiques officielles. En outre le fait que la croissance de la masse monétaire des pays de l'OCDE (10.9% yoy en avril dernier pour la zone euro) soit à son plus haut niveau depuis le début des années 80 sonne un peu étrange pour un contexte déflationniste, non ?
Posté par : Again' le 12 Jun 2007, 18:53
Au passage, dans ton analyse sur les taux on aurait pu aussi mentionner le cas du 30 ans US qui, lui, a bel et bien cassé sa tendance baissière.

Un autre élément à prendre en compte à mon avis c'est que les bonds ont basculés dans une tendance baissière depuis 4 ans (quoique le plus haut ait été touché en 1998), et qu'il s'agit d'une divergence importante vis-à-vis du marché action -- qui finira bien par se corriger tôt ou tard.

Vu le contexte, il est bien peu probable que l'ajustement se fasse par un retour d'un trend haussier sur le marché obligataire. On vient juste de casser le support très long terme (monthly), dans une configuration particulièrement bear sur cette UT.

A moyen terme tout ceci risque de finir par peser très lourd sur la hausse des indices. Amha
Posté par : philippulus le 13 Jun 2007, 07:30
SAR annuel cassé sur le 10 ans US hier et clôture au plus haut à 5,25...
"La première panacée d'un gouvernement mal géré, c'est l'inflation de la devise. La deuxième, c'est la guerre. Toutes deux apportent une prospérité temporaire ; toutes deux apportent une ruine plus permanente". Hemingway --- Mon blog: http://philippulus.daily-bourse.fr/
Posté par : Again' le 13 Jun 2007, 10:45
Bonjour Philippulus,

Je n'avais pas vu que tu avais déjà mentionné le nouveau plus haut pour le TNX

Concernant le SAR j'ai un peu de mal avec cet indicateur. Dans ce contexte c'est plutôt un signal de retournement à la hausse (comme pour le TNX en monthly par exemple) ou une pression à la baisse (point de résistance, comme pour le CAC tout récemment) ?
Troisième hypothèse : il s'agit d'un signal encore neutre, jusqu'à ce que les cours soient refluent, soit le traversent..
Posté par : opal le 13 Jun 2007, 12:19
Again' a écrit:
Bonjour,

Concernant la mesure de l'inflation il je pense qu'il faut rester prudent vis-à-vis de la fiabilité des statistiques officielles. En outre le fait que la croissance de la masse monétaire des pays de l'OCDE (10.9% yoy en avril dernier pour la zone euro) soit à son plus haut niveau depuis le début des années 80 sonne un peu étrange pour un contexte déflationniste, non ?

un peu simpliste ce raisonnement...

1) une déflation et son contexte ne se résument pas à une baisse des prix ...

2) ne pas mélanger ,les anticipations inflationnstes le long de la courbe des taux dont je parlais et iflation effectivement observée (ta source OCDE)...
Posté par : Again' le 13 Jun 2007, 12:45
opal a écrit:
Again' a écrit:
Bonjour,

Concernant la mesure de l'inflation il je pense qu'il faut rester prudent vis-à-vis de la fiabilité des statistiques officielles. En outre le fait que la croissance de la masse monétaire des pays de l'OCDE (10.9% yoy en avril dernier pour la zone euro) soit à son plus haut niveau depuis le début des années 80 sonne un peu étrange pour un contexte déflationniste, non ?

un peu simpliste ce raisonnement...

1) une déflation et son contexte ne se résument pas à une baisse des prix ...

2) ne pas mélanger ,les anticipations inflationnstes le long de la courbe des taux dont je parlais et iflation effectivement observée (ta source OCDE)...
Oui, c'est complexe. Mais je ne demande qu'à mieux comprendre justement
Il y a aussi l'hypothèse d'une instrumentalisation des Etats interventionnistes via les indices de prix calculés par les instituts publics : "il n'y a pas d'inflation, donc nul besoin d'augmenter les taux"..


En tout cas le thème inflationniste est devenu très à la mode :

Et si l'absence d'inflation n'était qu'une illusion ? http://www.lesechos.fr/info/inter/4588417.htm
Citation:
Dans un environnement où tout bouge en même temps (progrès technologique, productivité, modes de vie), on est peut-être confronté à une situation inédite où les entreprises ont appris à maîtriser parfaitement l'inflation des prix des produits, mais se « rattrapent » sur leur sophistication, leur obsolescence et les quantités vendues qui rendent impossibles le suivi des prix « à qualité constante ». C'est le travers d'une société de consommation à outrance où une majorité de la population « n'arrive plus à suivre ». L'Insee a parfaitement conscience du problème en disant pudiquement que tous les Français ne subissent pas la même inflation.

Il devient donc illusoire de surveiller les seuls indices conventionnels d'inflation dont l'aiguille obstinément stable ne joue plus son rôle d'alerte et d'anticipation pour les banques centrales. Leur inconfort actuel pourrait donc les amener, dans l'avenir, à donner plus de poids soit à des « indices de prix des actifs » comme Alan Greenspan l'avait suggéré, soit à des indices de liquidité et d'inflation monétaire mondiale, soit à des indices plus pertinents d'inflation des salaires et d'endettement des ménages.




Et il n'y a pas que l'énergie ou le logement qui ne sont pas pris en compte :

Food price soaring

Citation:
The U.S. Department of Agriculture reported a 7.3% jump in food prices in the first quarter of 2007.

As reported recently in the Wall Street Journal commodity "cash prices" section, wholesale prices of key food items have risen dramatically from a year ago:
Butter prices are up 31%
Cheddar cheese prices, up 65%
Nonfat dry milk prices, up 117%
Broiler chickens, up 17.5%
Beef, select, up 12.8%
http://www.marketwatch.com/news/story/why-rising-food-prices-eating/story.aspx?guid=%7BE2C47792%2D2693%2D48BF%2D8967%2D26B070F10EBF%7D
Posté par : dupilon le 23 Sep 2007, 19:54

Plusieurs charts, simplement pour illustrer la dynamique en cours. 

 

 

 

image daily-bourse.fr

 

 

 

 Quel que soit la teneur du rebond sur les indices dans les semaines à venir, la courbe des taux illustre bien le ralentissement de l' économie ainsi que les risques de glissement à MT.  La similitude avec les années 2000-2001 est bien présente. 

 

 

 

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De même, le degré de spread entre les taux ne s' est rencontré qu' à l' aube de la 1ère phase baissière, et jamais au cours de la décennie 1990. Voir l' article "Bear Steepener" au lien suivant :

 

 

 

  http://globaleconomicanalysis.blogspot.com/ 

 

 

 

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L' action du FOMC a été profitable au système, mais pas aux emprunteurs qui ne voient pas leurs taux hypothécaires baisser , comme on peut le constater sur le tableau suivant.   

 

 

 http://www.bankrate.com/#

 

 

 

 

 

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Le poids de l' éclatement de la bulle se fera encore sentir pendant de nombreux mois dans l' économie US, entre autres. 

 

 

 

    Dupilon

 

Posté par : dupilon le 31 Oct 2007, 15:02

A quelques heures du communiqué du FOMC, dont va dépendre la cloture des indices en fin de journée, on peut noter que  les marchés espèrent une nouvelle baisse de 0.50 pts, à en croire les projections les plus récentes. 

 

 

 

image daily-bourse.fr

 

 

 

  La courbe des taux US est revenue à la normale depuis plusieurs mois.

 

 

 

 

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Mais par contre, on assiste à une inversion de la courbe en Europe. Prélude à une récession européenne ? A suivre. 

http://www.econbrowser.com/archives/2007/10/the_world_inver.html

 

 

 

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Ce qui est certain, c 'est que la BCE n' ayant pas ( ou pas encore ) coutume d' intervenir à tout bout de champ dans l' évolution des indices, il faudra alors que la FED intervienne doublement pour " neutraliser"  , sur les vitrines boursières,  les dégats occasionnés par une récession qui est tout de même réelle dans le portefeuille de bon nombre de consommateurs........  

 Il n' en va pas encore de même en Asie où les Indices grimpent désormais de manière totalement parabolique. Chacun sait que ce type de hausse n' apparait qu' en fin de cycle et se termine par une trés forte correction. Mais quand .......? Ceux qui sont placés sur ces marchés via des trackers n' ont plus qu' à apprécier " the Final Run" avec un stop assez serré.....image daily-bourse.fr

 

 

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Dupilon

 

 

 

Posté par : Ray le 31 Oct 2007, 16:54

"Si la Fed décide une baisse de 50 points de base, que le PIB ressort au moins à 3% et que le marché du travail résiste, la Bourse va monter vers de nouveaux sommets", prédit pour sa part Marc Pado.(Fitzerald Cantor)

 

Pour le moment le PIB au dessus des attentes 3.9% bien au dessus des 3%

et l'indice d'inflation PCE dit central (hors alimentation et énergie) ressort en hausse de 1,8%, une progression située dans la zone de confort de la Fed, présumé être de 1% à 2%. (consensus 1.4%)

 

 

 

fuck
Posté par : dupilon le 31 Oct 2007, 17:31

Et si l' on ajoute à cela " a little help from my Open Market " , on peut avoir un cocktail explosif ce soir et pour les 2 premiers jours de Novembre, puisque l' activité sur le Repos a quelque peu augmenté et se maintiendra jusqu' à vendredi. Malheureusement, je ne serai pas en mesure de commenter demain, ni vendredi.

 

 

 

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 A suivre.

Posté par : Intuit le 21 Nov 2007, 11:59

Selon Gavekal rappelle que les récessions sont à l'inverse alimentées par des taux trop élevés et une monnaie surévaluée.

Or ce n'est pas le casimage daily-bourse.fr

 

Toujours selon Gevakal ,

 

Stratégie : surveillez Thanksgiving !

 

Le bureau d'études GaveKal pense toujours qu'un rebond des marchés est possible prochainement, mais juge que les prochaines séances seront décisives alors que les indices viennent tester des seuils de résistance technique. Les nouvelles restent mauvaises, même si beaucoup restent au stade de la rumeur. Le spécialiste cite notamment les remous dans le secteur financier, avec une conjonction d'événements de nature à effrayer les investisseurs. Il cite en exemple l'estimation de Goldman Sachs (NYSE: GS - actualité) sur les dépréciations que devra encore passer Citigroup (NYSE: C - actualité) sur les deux prochains trimestres, évaluées à 15 Milliards de Dollars. Il ajoute les rumeurs concernant l'exposition colossale d'UBS (Virt-X: UBSN.VX - actualité) au secteur, ou encore les pertes supérieures aux attentes avancées par Freddie Mac (NYSE: FRE - actualité) hier. Mais ce n'est pas tout, puisque des bruits de faillite du britannique Paragon (Xetra: 555869 - actualité) ont également commencé à circuler, tandis que le "fiasco" Northern Rock (London: NRK.L - actualité) peine à trouver une issue.

Côté positif, le marché réagit de façon unilatérale : il chute sur les mauvaises nouvelles et bondit sur les bonnes. Dans la mesure où les indicateurs pointent toujours un ralentissement de milieu de cycle plutôt qu'une récession économique, il y a quelque espoir. "En fait, avec un dollar massivement sous-évalué et des taux d'intérêts bas, une récession serait très surprenante", explique GaveKal, qui rappelle que les récessions sont à l'inverse alimentées par des taux trop élevés et une monnaie surévaluée.

"Nous espérons donc toujours que les marchés pourront rebondir après cette importante ornière. Mais nous reconnaissons parfaitement le fait que les prochains jours de négociation seront très importants. L'absence d'un rebond lié à Thanksgiving constituerait une source d'inquiétudes", conclut le bureau d'études.

 

 

Gobble, Gobble - Happy Thanksgiving!

(faudra m'expliquer pourquoi le jour de la Dinde est crutial (It's not easy raising turkeys where coyotes roam)

 

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fuck
bourse