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L'or - file de discussion

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Posté par : thom le 22 Aug 2006, 22:17
philippulus, je découvre ton analyse à la une sur l'or,
je crois pas que tu ais ouvert la file de discussion, je le fais. Il devrait y avoir qqes remarques !

Tu annonces le gold sous les 550$,
avec cette tendance Week bull, bien en place...c'est osé !
je vais suivre les MAJ avec attention
Posté par : philippulus le 22 Aug 2006, 22:28
Oui, c'est cette analyse : http://www.daily-bourse.fr/L_OR-vtpst-75952.php Je n'ai pas ouvert de file de discussion parceque je pensais que des commentaires pouvaient être fait dans les files existantes.

La tendance hebdo est faible, et il suffira de suivre la Macd tout simplement.
Mon scénario serait invalidé s'il venait à redevenir survendu

Mais pour le moment, c'est le non-croisement baissier du Macd hebdo qui m'interpelle.
"La première panacée d'un gouvernement mal géré, c'est l'inflation de la devise. La deuxième, c'est la guerre. Toutes deux apportent une prospérité temporaire ; toutes deux apportent une ruine plus permanente". Hemingway --- Mon blog: http://philippulus.daily-bourse.fr/
Posté par : Again' le 01 Sep 2006, 01:59
EXPECTATION OF US RECESSION
A HAND OVER GOLD MARKET
by Christopher Laird

Conséquences sur le Gold des "deflations forces" liées au "ralentissement" US à venir ?

"Frankly, I smell a weak or horizontal gold market this winter. It is primarily based on a dropping US economy, and dropping economic activity means deflation forces and a weakening gold market.
(...)
I think the gold bugs who are forecasting gold to rise to 725 or higher this year are not seeing the impact a slowing US economy will have on commodities and gold, and are really looking only at the recent several years where the housing bubble has dominated the US and world economy and of course has driven commodities over the moon.
(...)
These financial writers forecasting strong gold into December are frankly looking at the recent economic past, but not the turning economic situation in the US now".

http://www.financialsense.com/fsu/editorials/laird/2006/0830.html
Posté par : dupilon le 01 Sep 2006, 10:59
Again,

La poussée verticale à 725 était franchement le fruit d' une intense spéculation des Hedges Funds , et n' a rien à voir avec la montée graduelle st soutenable de l' Or.
Il faut maintenant "absorber" les conséquences de cet excés. Et nous sommes dans cette période.
Je continue à privilégier une hausseLT de l' Or, mais à CT, je ne suis pas prophète.
Par contre, lors du dernier ralentissement économique, l' Or a décollé, et ne s' est pas effondré.
Je pense donc que Laird va un peu vite en besogne. L' Or monte en réaction aux poussées monétaires inflationnistes majeures. Si on a effectivement une forte contraction monétaire, le métal jaune peut rechuter.
Mais il en faudra beaucoup, et vraiment beaucoup plus qu' un simple ralentissement de croissance des masses monétaires. Et ca, franchement, je demande à voir, compte tenu des "habitudes" des Banques Centrales, FED en tête.
N' oublions pas que sans cette création permanente de monnaie, beaucoup depromesses électorales ne peuvent pas etre tenues et beaucoup de budgets seront coupés.
Une réelle contraction monétaire à travers la planète, et c 'est la révolution.........
On en est pas là......

Dupilon
Posté par : Again' le 01 Sep 2006, 14:12
Merci pour ces précisions. Je crains quand même que le potentiel de hausse ne soit relativement limité à MT.
Posté par : Tocortex le 01 Sep 2006, 16:23
Selon Lionel Motière, directeur de «Diapason» à lausanne, «l´or grimpera à 1000 dollars l´once au minimum à moyen et long terme». Photo: Keystone

METAUX PRECIEUX. Certains experts osent parler d'un prix supérieur à 1000 dollars l'once.

Emmanuel Garessus
Lundi 28 août 2006

Les experts sont circonspects. La tradition veut que le métal jaune soit au plus bas de l'année entre la fin d'août et le début de septembre, juste avant la saison des mariages en Inde, quand la demande de bijoux s'accélère. Pourtant l'or, qui a touché en mai son plus haut niveau depuis 26 ans, à 730 dollars l'once, n'est guère descendu de ses hauteurs printanières. Faut-il tout de même l'acheter maintenant? La complexité du problème dépasse le seul facteur saisonnier. Elle intègre aussi le comportement des banques centrales. Une partie d'entre elles, dont la Suisse et la Banque centrale européenne, ont signé l'accord de Washington pour déterminer le maximum d'or qu'elles s'autorisent à vendre pour ne pas perturber le marché. Signé d'abord en 1999 pour une durée de cinq ans et renouvelé en 2004, il fixe un montant maximum pour chaque année, laquelle échoit le 26 septembre. Or cette année les autorités d'émission se sont séparées de 160 tonnes de moins que leur objectif annuel qui est de 500 tonnes, selon le World Gold Council. Vendront-elles le solde d'ici là?

Une réponse positive à cette question perturberait les espoirs de hausse. Par contre, leur réticence à vendre enverrait un signal éminemment positif. Les montants non vendus ne peuvent être compensés l'année suivante. Toujours est-il qu'au deuxième trimestre, les ventes officielles de la part des banques centrales ont diminué de 63% sur base annuelle. Non seulement les ventes des banques occidentales sont de plus en plus éparses, mais on prête aux banques asiatiques l'intention de diversifier leurs réserves hors du dollar. Chaque signe de leurs intentions, aussi prosaïques soient-ils, est l'objet de vastes débats.

Pendant ce temps, les achats pour la bijouterie, certes à un nouveau record, semblent souffrir des fortes fluctuations de prix. Mais c'est l'énergique demande d'investissement qui détermine le prix. Et celle-ci a pris l'ascenseur. Selon la BNS, l'investissement net a excédé 700 tonnes l'an dernier. L'instrument populaire du moment pour les investisseurs, les fonds indiciels ETF, représentait l'équivalent de 20 tonnes en 2003. Ils dépassent 500 tonnes aujourd'hui.

Le recul saisonnier du prix pourrait conduire le métal à 600 dollars l'once, voire à 580, selon Robert Chardon, cogérant d'un fonds sur l'or pour Lombard Odier Darier Hentsch, à Genève. Dans le pire des cas, il redescendra à 500 dollars, mais l'once devrait partir à la hausse avant la fin de 2006. Le cours sera notamment soutenu par la fin de la hausse des taux américains et les conséquences négatives pour le dollar qui en résultent, selon l'expert genevois. Car la monnaie américaine et l'or évoluent en sens inverse.

Pour la même raison de corrélation inverse avec le dollar, Lionel Motière, directeur de Diapason, à Lausanne, anticipe un scénario différent. Logique, puisque ce dernier pense que les taux d'intérêt pourraient continuer à augmenter aux Etats-Unis. En outre, dans une opinion qui le place en opposition avec le consensus actuel, il voit le dollar s'apprécier: «Qui aurait intérêt aujourd'hui à une baisse du billet vert?» L'or baissera donc à court terme et jusqu'à la fin du premier trimestre 2007. Mais l'expert est très haussier à moyen et long terme: «L'or grimpera à 1000 dollars l'once au minimum.» Moins en réponse à d'éventuels risques géostratégiques, qui soutiennent plutôt le dollar, qu'à la hausse de l'inflation. Car au-delà des incertitudes à court terme, l'or fluctuera en fonction de l'évolution des prix.

Déflation? Inflation? Dans les deux cas, l'or serait l'actif qu'il faudrait se précipiter d'accumuler. Aujourd'hui les marchés financiers semblent plutôt penser que la stabilité des prix prévaudra, notamment après le dernier indice d'inflation américain. «Cette vision optimiste, pour les actions, les obligations et la conjoncture, est clairement la moins probable», affirme Marius Favre, conseiller pour Aria Ltd, à Genève. L'économiste anticipe à long terme un niveau de 45000 francs pour le kilo d'or.

Ben Bernanke, à la tête de la réserve fédérale américaine, a suffisamment répété sa hantise d'une déflation. Il serait prêt à jeter des billets de banque par hélicoptère. Ce qui lui vaut le surnom d'«Hélicoptère Ben». La Fed ne risquera donc pas un effondrement de la consommation. Le scénario inflationniste est plus probable, selon Marius Favre. Il est d'ailleurs bien enclenché. L'inflation américaine est maintenant à 4,1%. Et la tendance des prix hors énergie et alimentation (2,7%) tend à s'accélérer et à rattraper le taux nominal de l'inflation. L'économiste s'étonne: «Personne ne s'inquiète, pourtant dans les années 70, avec le franchissement de la barre des 3%, l'affolement a été tel aux Etats-Unis qu'on a pris les mesures draconiennes de taxes à l'importation. L'expérience montre que la stabilité des prix à un certain niveau est extrêmement difficile. L'expert genevois s'appuie sur les obligations indexées à l'inflation pour montrer que les marchés financiers sous-estiment la hausse des prix. Sur cette base, les marchés anticipent environ 2,5% d'inflation. C'est bien en dessous de la réalité future, à son avis. Lionel Motière appuie ce raisonnement: «La tendance sur trois mois de l'indice des prix américain (CPI) est la pire depuis janvier 1992. Sur six mois, elle est la pire depuis 1991 et le taux d'accélération semestriel est le pire depuis 1983.» L'or est le reflet des liquidités existantes, poursuit-il, et celles-ci sont en forte hausse. L'accès au crédit est très facile. Les achats d'immobilier sans apport d'argent sont à nouveau possibles, même pour les particuliers. Et les émissions d'obligations pour les entreprises (corporate bonds) sont en hausse de 17% sur un an. Par contre, les banques centrales ne sont pas déterminantes sur la tendance du métal jaune, à son avis.

Dans le passé, elles ont souvent vendu au mauvais moment. A long terme, elles devraient tendanciellement être vendeuses d'or, en raison des pressions sociales grandissantes. L'or est sous-évalué par rapport aux autres matières premières, poursuit Marius Favre. En trois ans, le cuivre s'est apprécié 4 fois plus vite que l'or. Les experts scrutent aussi le rapport entre le pétrole et l'or. Actuellement il est de 8,7 fois, mais en moyenne à long terme il est de 16 fois. L'argument utilisé pour justifier l'envol de ce ratio tient aux difficultés structurelles à découvrir de nouveaux champs miniers. Il peut être repris sans autres pour l'or. Il y a 25 ans, il fallait 1,5 tonne de gisement pour produire un gramme d'or. Aujourd'hui 4 à 5 tonnes sont nécessaires.
Posté par : Again' le 10 Sep 2006, 17:59
Encore bravo philippulus pour la qualité de tes analyses.

Un détail que je ne m'explique pas :

Philippulus à écrit :

"Trop vite, trop loin, c'est bien le message envoyé par le graphe annuel, et le formidable pic haussier de l'or loin de tous ses supports: "

Quand on compare la poussée de l'or à celle des métaux industriels, on peut penser qu'elle n'est peut-être pas aussi insoutenable que ça.
L'or a pris 40 % sur un an, contre 140% pour le cuivre par exemple (et sur quelques années le contraste est bien plus marqué encore).
D'autant que tu sembles privilégier une surperformance de ce dernier par rapport aux métaux précieux (alors que se font jour les "menaces" d'un ralentissement économique global, et que le dollar risque d'avoir de moins en moins de marge de manoeuvre..).
J'ai du mal à saisir ce "deux poids deux mesures".
Si tu penses à la nature traditionnellement plus speculative de l'or, je pense qu'il ne faudrait pas non plus sous-estimer cet aspect en ce qui concerne les "matières premières" en général.
Posté par : philippulus le 10 Sep 2006, 18:49
Again' a écrit:
J'ai du mal à saisir ce "deux poids deux mesures".
Again,

Il me manque l'accès aux cours du cuivre pour pouvoir représenter le même graphe que pour l'or sur une échelle annuelle.

Le ralentissement économique, bien sûr que je le prends en compte, mais je prends aussi en compte l'aspect dynamique des tendance.

Si l'on compare la performance de l'or (par le biais d'un tracker), du cuivre et de l'indice des métaux sur une durée de 1 an (comme tu le mentionnes), on observe que la dynamique haussière de cette performance est conservée sur le cuivre et les métaux, mais qu'elle s'est tassée dans le cas de l'or:


Les supports "hyperboliques" que j'ai tracé (approximativement) et sur lesquels s'appuient la performance des sous-jacents mi-2005 et début 2006 sont toujours supports haussiers pour les métaux, ce qui n'est pas le cas de l'or. C'est une autre façon de montrer que la dynamique haussière de l'or est cassée, mais qu'elle tient toujours pour les métaux industriels, et particulièrement pour le cuivre.

Une autre façon de représenter les choses consiste à comparer directement les graphes de l'or et du cuivre:





ou l'on voit égamement que la dynamique haussière de l'or est - temporrairement pour l'instant - enrayée. Tandis que celle du cuivre est maintenue.

Je ne prétend pas toutefois que le cuivre va encore fortement progresser, mais tout simplement:
a) qu'une poursuite de la hausse est possible si le cuivre sort à la hausse de son triangle de consolidation,
b) que l'or est actuellement un moins bon placement que les métaux industriels tant que la faiblesse actuelle n'est pas infirmée,
c) qu'il vaut mieux être investi en titres de cuivre qu'en titres aurifères.

Que la surperformance du cuivre sur l'or s'inverse, cela se produira forcément, mais il s'agit avant tout d'une question de timing.
"La première panacée d'un gouvernement mal géré, c'est l'inflation de la devise. La deuxième, c'est la guerre. Toutes deux apportent une prospérité temporaire ; toutes deux apportent une ruine plus permanente". Hemingway --- Mon blog: http://philippulus.daily-bourse.fr/
Posté par : philippulus le 16 Sep 2006, 10:17
http://www.capital.fr/actualite/Default.asp?interview=O&numero=59329&Cat=SOF
Citation:
Comment peut-on expliquer la chute du cours de lOr depuis le mois de mai ? Jean Bernard Guyon, spécialiste des matières premières chez Global Gestion et gérant du fonds Global Gold and Precious, nous livre son analyse.

Capital.fr : Le cours de lor est passé de 715 dollars le 11 mai à 585 dollars aujourdhui. La chute sest accélérée ces derniers jours. Que sest-il passé ?
Jean Bernard Guyon : Cette baisse a surpris tout le monde par sa rapidité.
Encore un qui n'a pas lu at-bourse
Le 22 aout, philippulus a écrit:
Il ne faudra donc pas s'étonner si l'or retourne vers sa moyenne de Bollinger mensuelle, soit en dessous de 550 $ l'once.
"La première panacée d'un gouvernement mal géré, c'est l'inflation de la devise. La deuxième, c'est la guerre. Toutes deux apportent une prospérité temporaire ; toutes deux apportent une ruine plus permanente". Hemingway --- Mon blog: http://philippulus.daily-bourse.fr/
Posté par : avril le 16 Sep 2006, 11:13
la machine des banques centrales ne chome pas.
http://www.financialsense.com/editorials/phillips/2006/0915.html
Posté par : zorro le 16 Sep 2006, 20:36
avril a écrit:
la machine des banques centrales ne chome pas.

Je suis la banque centrale de Sylvanie. J'ai le droit de vendre x tonnes jusqu'au 30 septembre 2006. Je n'en ai pas envie sur le MT. Mais pourquoi laisserai je s'évaporer cette petite opportunité ?
Donc, je vends en bloc mes x tonnes, je déprime le cours. Et simultanément j'achète quelques options d'achat, en toute discrétion. N'ai je pas le droit de racheter en octobre les x tonnes que je vends aujourd'hui ? Bin oui, n'est ce pas, l'accord que j'ai signé ne concerne que le volume de mes ventes ! Non ?
Les douceurs que cette discrète opération me procurera seront bienvenues pour soigner les aigreurs d'estomac dont je souffre depuis que j'ai vendu le quart de mon stock à 250 dollars l'once ...
Cherchez l'erreur ?
Posté par : philippulus le 30 Oct 2006, 10:23
A confirmer en clôture hebdomadaire:


"La première panacée d'un gouvernement mal géré, c'est l'inflation de la devise. La deuxième, c'est la guerre. Toutes deux apportent une prospérité temporaire ; toutes deux apportent une ruine plus permanente". Hemingway --- Mon blog: http://philippulus.daily-bourse.fr/
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