Comme le démontrent de nombreuses réactions, tant de la part de professionnels que de particuliers, la notion de responsabilité financière continue de susciter un grand scepticisme, quant à la sincérité ou la naïveté de la démarche. Devant l’importance des enjeux démographiques et environnementaux, privilégier la croissance durable reste pourtant un impératif incontournable. Au même moment, les causes systémiques de la crise, si l’on veut bien reconnaître que celle-ci n’est pas le fruit du hasard ou un simple accident de parcours, mettent en évidence la nécessité d’une redéfinition des rapports sociétaux. Cette légitimité de la démarche ESG donne ainsi tout son sens à l’ISR. Mais ce n’est que par un approfondissement des travaux analytiques sur les pratiques de gérants qui se réclament de l’ISR, que celui-ci apparaîtra réellement convaincant. A cet égard, toute simplification abusive ne peut-être que contre-productive.
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