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GRECE

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Posté par : SATANAS le 03 Feb 2010, 12:28

 

La Grèce est assurée de trouver un sauveur qui lui évitera la faillite 

 

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2009/12/04/04016-20091204ARTFIG00004-la-grece-est-assuree-de-trouver-un-sauveur-qui-lui-evitera-la-faillite-.php

 

La zone euro est plus solide et solidaire que ses contempteurs le laissent entendre. Les vents mauvais qui s'étaient levés sur l'Acropole à la suite de la crise de Dubaï, se sont calmés en 48 heures. Jean-Claude Trichet s'est déclaré ce jeudi «confiant» dans le fait que le gouvernement grec saurait prendre «les décisions appropriées». Deux jours plus tôt, Jean-Claude Juncker avait balayé d'un revers de main les craintes de défaut sur la dette publique : «Ce scénario de faillite est totalement aberrant, la Grèce n'est pas et ne sera pas en état de faillite.» Le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia, s'est montré tout aussi solidaire : «Les problèmes de la Grèce sont aussi les problèmes de la zone euro

De simples paroles, mais qui ont totalement désamorcé les soupçons. La prime de risque avait brutalement monté à 215 points de base (écart de taux entre les obligations de la Grèce et celles de l'État allemand) ; elle est retombée à 169 points, le niveau «d'avant Dubaï». Et pourtant la situation d'Athènes reste toujours aussi «préoccupante», selon les ministres des Finances de l'Union européenne, lors de leur Ecofin de mardi. Ils font référence aux trois records de la Grèce : un déficit public qui atteindra 12,7% du PIB en 2009, une dette de l'État qui représente 113% du PIB et un déficit des paiements extérieurs de près de 7% du PIB.

Une position apparemment désespérée, mais le psychodrame de ces derniers jours a démontré in vivo que la Grèce n'avait que l'embarras du choix pour trouver un bon Samaritain, parmi les quatre mécanismes suivants.

• La solidarité des partenaires de la zone euro

Il n'existe formellement aucun «instrument financier pour traiter une crise de financement de l'un des membres» de l'Union monétaire, comme le fait observer Jean Pisani-Ferry, le directeur du think-tank bruxellois Bruegel. Le traité de Maastricht est en réalité contradictoire à cet égard. D'un côté, il interdit toute procédure de renflouement (bail out) des dettes d'un État (article 104B). De l'autre, il prévoit «en raison d'événements exceptionnels (…) d'accorder, sous certaines conditions, une assistance financière communautaire» (article 103 A), comme le fait remarquer Sylvain Broyer, économiste de Natixis .

• L'assurance FMI

Contrairement à Dubaï, qui n'est pas membre du Fonds monétaire international, si ce n'est indirectement à travers les Émirats arabes unis, la Grèce «cotise» elle-même à cette compagnie d'assurances qu'est le FMI. Pourtant tout le monde le reconnaît, et Jean-Claude Trichet le premier, même s'il ne l'a jamais admis publiquement : il est de facto exclu qu'un pays de la zone euro fasse appel à la solidarité mondiale que représente le FMI. Ce serait un aveu de faiblesse politique. Le ministre des Finances, George Papakonstantinou, s'est d'ailleurs empressé de déclarer qu'il n'avait pas l'intention de le faire. Façon habile de rappeler qu'il en avait le droit.

• La Chine, deus ex machina

L'agence américaine Dow Jones Newswire a révélé qu'Athènes était en discussion avec des banques chinoises pour leur vendre 25 milliards d'euros de titres de la dette publique. Le premier ministre, George Papandréou, serait même dans les négociations. Rien d'extraordinaire en soi : le Trésor américain et l'Agence France Trésor passent leur temps à faire la même chose. Plus gênant, les autorités chinoises en profiteraient pour élargir l'investissement de 5 milliards de dollars réalisé l'an dernier dans le port du Pirée par Cosco Pacific (Hongkong).

• Un enjeu considérable pour la zone euro

«Si la dégradation de la dette grecque continue, nous allons nous retrouver dans la position terrifiante de ne pouvoir obtenir de liquidités, car la BCE n'acceptera plus nos titres en collatéral», a expliqué cette semaine le gouverneur de la Banque de Grèce, George Provopoulos. Une façon technique, mais convaincante, de décrire le risque systémique pour les banques grecques, qui se retrouveraient toutes au tapis. Un «petit Lehman» à la grecque ? Une bonne raison en tout cas pour inciter les Européens à se serrer les coudes

La Bourse, je n'y connais rien. Et décidément, je n'y comprends moins que rien
Posté par : joe coe le 03 Feb 2010, 13:23

forum_bourse_1 hello, rien de neuf,  donc, vendez la nouvelle. A mon avis analyse_technique_15

Je suis le maître de mon destin,Je suis le capitaine de mon âme.
Posté par : SATANAS le 03 Feb 2010, 13:41

Fears surrounding Greek economy 'irrational', Stiglitz claims

   Fears that the Greek economy will collapse were "irrational", Nobel-prize winning economist Joseph Stiglitz said during a press conference in Athens on Tuesday, after the end of an Economist Conference held in the city.

    He ruled out the prospect of economic collapse in Greece and also said the high interest rate spread for Greek bonds was excessive.

    Stiglitz did not volunteer specific measures that the Greek government might take to correct the problems, noting only that this required structural reforms and that a successful policy should find a good balance between reducing the deficit, stimulating the economy and dealing with its structural weaknesses.

    Asked whether salaries in Greece should be cut, the economist asserted that pay reductions did not general have a positive impact on reducing public deficits and pointed to the case of Ireland, where cuts in wages had failed to the anticipated results.

    Commenting on the European Central Bank, Stiglitz said it was a paradox that the ECB was prepared to lend to banks at effectively zero interest but was not prepared to do the same for EU member-state governments.
http://www.ana.gr/anaweb/user/showplain?maindoc=8375535&maindocimg=8375325&service=142

La Bourse, je n'y connais rien. Et décidément, je n'y comprends moins que rien
Posté par : SATANAS le 13 Feb 2010, 12:34

Bon résumé de la situation :

 

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=7147

La Bourse, je n'y connais rien. Et décidément, je n'y comprends moins que rien
Posté par : SATANAS le 15 Feb 2010, 20:22

Grèce : OTAN en emporte la Russie

La crise grecque pourrait créer un précédent. Le départ de la Grèce de l’OTAN, puis de la zone euro, puis de l’Union Européenne.

Aujourd’hui, la Russie a tout intérêt à sauver la Grèce. La Grèce a tout intérêt à accepter cette aide tombée du Ciel.

Au delà, se renouera une très ancienne alliance entre deux pays de l’Autre Europe, une Europe Chrétienne Orthodoxe séparée de l’Europe de l’Ouest depuis l’année 1054, date de la rupture des deux églises.

 2 avril 2012. Il est 20 heures. Flash spécial, la Grèce vient de quitter l’Union Européenne.

Pendant une partie de la soirée, les analystes vont se succéder sur les écrans de télévision pour expliquer la décision d’Athènes.

A Berlin, les Vingt-Six réunis en sommet extraordinaire viennent de publier une déclaration qui se veut rassurante. L’avenir de l’Union est assurée. Paraît-il...

Demain, le Figaro titrera : « L’Europe orpheline. La Grèce s’en va ».

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/grece-otan-en-emporte-la-russie-69952

 

La Bourse, je n'y connais rien. Et décidément, je n'y comprends moins que rien
Posté par : manux le 27 Feb 2010, 03:54

Bonjour SATANAS .

 

Une réaction :

Ne laissons pas de coins s'insérer entre nos différents pays qui composent l' union Européenne .

Si la construction a des points faibles , il faut la renforcer. La France non plus ,ne s'est pas faite en un jour.

 

Quand on voit d'ou' est partie la crise ( je veux dire celle qui a démarré de l'autre coté de l'Atlantique ) ,  quelles institutions financières en sont à l'origine .  Que ces memes banques ont pu  surrendetter des etats  , européens , pour ce qui nous importe ici.

Faut-il laisser ces états se vendre comme un particulier surrendetté doit laisser saisir sa maison .?

Si on en vient là un jour , les chacals pourront ensuite s'en prendre à nos propres mollets.

Quand on apprends que Goldman Sacks vient tremper dans le négoce du Gaz Naturel en Europe et en France , ne faut-il pas s'alarmer en tant que Citoyen et en tant que consommateur.?

 

Quant à la Gréce , aidons -la à étaler sa dette.  Et que les Cochons d' anglosaxons aillent balayer devant leur porte , puisque Pigs il y a. 

C'est devant cette adversité qu'il faut se sentir davantage citoyen européen. Car , ne l'oublions pas , tous nos états nous ont mis un crédit sur le dos et sur le dos de nos enfants  .Et donc il ne faut pas se laisser diviser pour autant  , au contraire.

 

Cordialement.

 

 

Posté par : SATANAS le 27 Feb 2010, 19:58

Bonjour Manux,

 

Je ne suis pas un ennemi de la Grece, ni de son appartenance à l'Union Européenne. Je suis seulement un observateur attentif et impuissant qui suit les évènements et rapporte ici les points qui me paraissent les plus intéressants. Je considère la Grèce comme un pays précurseur de ce qui pourrait nous arriver dans quelques années, avec le gonflement de nos déficits.

 

La Grèce a la particularité, hormis les excès commis de se trouver totalement excentrée et isolée des autres pays de l'U.E., voisine des pays de l'Est et des pays des Balkans, notamment de la Turquie.

 

 Le très vieux conflit  qui oppose Grèce et Turquie devrait être liquidé. C'est une partie de la solution.

L'échec économique de la Grèce est aussi un échec de la construction européenne, qui, en 30 ans n'a pas su remettre ce pays à niveau.

Si on a échoué en Grèce, comment peut on parler d'élargissement à la Macédoine, à la Bulgarie...voire à la Turquie? La Grèce devrait être une vitrine de l'U.E. à l'Est et un moteur de son élargissement. Qu'on soutienne la Grèce , d'accord, mais c'est donnant-donnant.

C'est un vaste sujet de réflexion...forum_bourse_22

La Bourse, je n'y connais rien. Et décidément, je n'y comprends moins que rien
Posté par : SATANAS le 27 Feb 2010, 21:32

Analyse - La Grèce pousse l'Union européenne à changer de régime

Face aux déboires financiers d'Athènes, la zone euro s'interroge sur sa gouvernance économique

 La crise grecque, qui est loin d'être terminée, a déjà montré que le traité de Maastricht a partiellement échoué: une politique monétaire fédérale et des politiques économiques et budgétaires nationales, cela ne peut pas fonctionner durablement. «Il y a une prise de conscience de ce problème chez les Vingt-Sept», a souligné jeudi après-midi, devant le Parlement européen, le président de la Commission, José Manuel Durão Barroso, approuvé par Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen des chefs d'État et de gouvernement.

Le débat sur l'après-crise a donc commencé et chacun s'accorde à reconnaître que la zone euro ne pourra pas faire l'économie d'un véritable «gouvernement économique», sauf à sombrer à la prochaine tempête. «Les conditions pour un saut qualitatif dans l'intégration sont réunies», analyse un diplomate d'un grand pays. «La véritable mise sous tutelle de la Grèce, décidée par l'Eurogroupe le 15 février, aurait tout simplement été inimaginable il y a quelques mois, souligne un diplomate européen. On est au-delà d'une simple application des traités européens. Nous sommes en train de les modifier sans le dire pour faire entrer dans les faits un véritable gouvernement économique de la zone euro.»

Depuis lundi, des experts de la Commission et de la Banque centrale européenne sont à Athènes pour éplucher les comptes grecs, assistés par le Fonds monétaire international (FMI) qui sait, mieux que les Européens, auditer les finances publiques. Leur but: s'assurer que le pays ne cache rien et prend les mesures d'austérité adéquates pour réduire son déficit public de 4 % du PIB, comme il s'y est engagé. C'est seulement à cette condition que ses partenaires de la zone euro lui viendront en aide si les marchés continuent à exiger des taux d'intérêt trop élevés pour lui prêter de l'argent (actuellement, l'augmentation des taux coûte à la Grèce 0,5 % du PIB en année pleine).

Des faux-semblants

Les députés européens, lors du débat organisé jeudi sur les leçons à tirer de la crise grecque, ont estimé qu'il fallait aller encore plus loin. Ainsi, le Français Joseph Daul, le président du groupe PPE (conservateurs), le plus important du Parlement européen, a repris à son compte les propositions de l'ancien premier ministre Édouard Balladu. Dans une tribune publiée dans Le Figaro du 18 février, il estimait que «la participation à la zone euro ne peut se limiter à la gestion monétaire, elle doit aussi s'étendre à la gestion économique des États qui en sont membres». En particulier, l'Eurogroupe, comme le propose aussi Jean-Claude Juncker, le premier ministre luxembourgeois et président de cette enceinte qui réunit les ministres des Finances, devrait «approuver les projets de budget élaborés par les gouvernements avant que ceux-ci ne soient soumis à leurs Parlements respectifs».

Pour Joseph Daul, «ce n'est pas facile pour un Français de dire cela»... Et de conclure: «Les États ne doivent plus s'accrocher à des apparences de souveraineté économique» qui ne sont que «des faux-semblants». Guy Verhofstadt, le président du groupe ADLE (libéral et démocrate) au Parlement européen, propose, lui, de créer un «fonds monétaire européen» capable d'émettre des emprunts. De fait, si l'Union dispose d'un fonds de 50 milliards d'euros pour aider les pays de l'UE hors zone euro, elle n'a aucun instrument équivalent pour la zone euro. José Manuel Durão Barroso, prudent, espère que «les petits intérêts nationaux n'empêcheront pas la mise en place d'une plus grande coordination et d'une vraie gouvernance européenne».

Car les réticences nationales demeurent fortes. Ainsi, il n'est même pas encore acquis que les partenaires d'Athènes voleront bien à son secours. «On en est au stade préliminaire des discussions. Paris et Berlin ne sont pas encore sur la même longueur d'onde», reconnaît, désespéré, une source proche du dossier, même si les «réunions secrètes» se poursuivent. «Athènes, pour faire bouger les choses, menace même de faire appel au FMI pour lui prêter de l'argent, ce qui serait le comble de l'humiliation pour nous.» Les marchés financiers laisseront-ils à la zone euro le temps de trancher ses querelles idéologiques?

 

http://www.ledevoir.com/international/europe/283968/analyse-la-grece-pousse-l-union-europeenne-a-changer-de-regime#reactions

La Bourse, je n'y connais rien. Et décidément, je n'y comprends moins que rien
Posté par : manux le 28 Feb 2010, 01:42

Bonjour SATANAS,

Pas de problème , entièrement d'accord avec toi.

 Et ce dernier article que tu rapportes montre exactement sous quel angle les états de la zone Euro doivent aborder cette question .

Il doit manquer manifestement un maillon de gouvernance au sein de la zone Euro , ce qui est dommage c'est qu'il ait fallu le passage dans les turbulences actuelles ,avec les contraintes qui s'exercent de l'extérieur , pour que les états en prennent conscience.

 

 Merci pour ton travail et Bon W.E.

 PS : sur ces memes sujets , tu connais peut-etre , c'est le Blog de Paul Jorion : pauljorion.com

Posté par : ken le 28 Feb 2010, 13:21

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Posté par : manux le 28 Feb 2010, 17:32
Salut ken.
Posté par : dojistar le 04 Mar 2010, 12:40

La Grèce a reussi a refinancer les 5 miliards d'euros à 300 points de base midswap ,la demande a atteint quand même 16 milliards d'euros...

 

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