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GRECE

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Posté par : joe coe le 04 Mar 2010, 16:51

j'ai déplace cette file dans la partie réflexion, elle me seble être plus à sa place que dans the lounge analyse_technique_15

Je suis le maître de mon destin,Je suis le capitaine de mon âme.
Posté par : SATANAS le 23 Mar 2010, 22:03

Corrupteurs (Allemagne) et corrompus (Grèce)

 

C’est une longue histoire, qui s’étire sur quinze ans et qui débute (une fois n’est pas coutume mais plusieurs fois c’en est) avec la privatisation des télécommunications grecques (OTE). La longue marche vers le contrôle de l’OTE par Deutsche Telecom et Siemens est semé de pots de vin, de corruption active et passive, de mises en examen, de destitutions de ministres et, last but not least, par une fin de non recevoir par la justice allemande de la demande d’extradition grecque d’un des intermédiaires par qui le scandale est arrivé. Coupable mais ayant aussi la nationalité allemande, il coule des jours heureux du côté de Stuttgart. Sans vouloir entrer dans les détails du plus grand scandale politico-financier de la Grèce contemporaine, disons que le bradage de l’OTE, compagnie génératrice de bénéfices, ayant des filiales dans les pays balkaniques et de l’est, stratégique s’il en est, a été contesté par le PASOK qui avait promis de revenir sur la vente après les élections et en avait solennellement prévenu l’Allemagne. Sur le fond (perte d’un opérateur stratégique) et sur la forme (corruption). 

Les pratiques corruptives de Deutsche Telecom et de Siemens ont été largement démontrées, et avouées, des hauts fonctionnaires allemands ont été « sanctionnés » mais, bien sûr, le contrôle de l’OTE par les télécommunications germaniques n’a pas été remis en cause par Berlin. Au contraire. A l’époque, la presse populiste allemande, celle qui aujourd’hui fustige une « Grèce corrompue » n’a rien trouvé à dire si ce n’est de justifier et d’approuver le refus d’extrader les responsables, ce qui, bien entendu, rend caduque toute vérité (du moins juridique). Siemens était soupçonné d’avoir alimenté des caisses noires (près d’un milliard et demi d’euros) pour arroser l’ensemble de la classe politique, des fonctionnaires de l’OTE (70 millions d’euros), et des militaires (qui avaient des états d’âme face à la perte d’un support stratégique en mer Egée). Une des raisons, et pas la moindre, de la chute du gouvernement de droite a été bien celle-là. 

Le bras de fer qui oppose aujourd’hui la Grèce à l’Allemagne n’est pas étranger à cette affaire. A l’époque (il y a deux ans) l’actuel vice premier ministre Theodoros Pangalos, était celui qui, de l’autel de l’opposition exigeait l’internationalisation de l’affaire, c’est à dire de la porter devant la cour allemande. Aujourd’hui, c’est encore lui qui accuse l’Allemagne de faciliter la spéculation des banques allemandes contre l’euro et la Grèce au lieu de faire les gestes nécessaires pour l’arrêter. Pour la énième fois le premier ministre Georges Papandréou (celui qui justement voulait revenir sur la vente de l’OTE) a déclaré qu’il ne demandait  pas des fonds de l’Allemagne mais une politique cohérente et globale de l’Europe face aux spéculateurs qui attaquent l’euro via la Grèce, le Portugal et l’Espagne. Et une fois encore l’Allemagne, autiste, refuse ce qu’on ne lui demande pas, c’est-à-dire de financer le déficit grec. La raison, outre la pression d’une opinion publique chauffée par une presse xénophobe et populiste, est que les premiers visés (en tant que détenteurs et spéculateurs de la dette grecque c’est bien les banques allemandes. Pourquoi ? Par ce qu’elles ont financé (entre autres) Deutsche Telecom pour son OPA rocambolesque contre l’OTE. Des deux côtés, grec et allemand. Ce n’est pas la Grèce qui est en péril, mais les institutions financières allemandes qui ont surévalué (commissions occultes incluses) une vente qui a des grandes chances d’être annulée. Il est certain que si le gouvernement grec ne met plus en cause le fait accompli, Berlin sera plus « compréhensif ». Sinon, c’est au FMI de payer les pots cassés de l’aventurisme financier allemand.

 

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/corrupteurs-allemagne-et-corrompus-72097

La Bourse, je n'y connais rien. Et décidément, je n'y comprends moins que rien
Posté par : GOLD le 23 Mar 2010, 22:18

Citation : SATANAS

Corrupteurs (Allemagne) et corrompus (Grèce)

 

C’est une longue histoire, qui s’étire sur quinze ans et qui débute (une fois n’est pas coutume mais plusieurs fois c’en est) avec la privatisation des télécommunications grecques (OTE). La longue marche vers le contrôle de l’OTE par Deutsche Telecom et Siemens est semé de pots de vin, de corruption active et passive, de mises en examen, de destitutions de ministres et, last but not least, par une fin de non recevoir par la justice allemande de la demande d’extradition grecque d’un des intermédiaires par qui le scandale est arrivé. Coupable mais ayant aussi la nationalité allemande, il coule des jours heureux du côté de Stuttgart. Sans vouloir entrer dans les détails du plus grand scandale politico-financier de la Grèce contemporaine, disons que le bradage de l’OTE, compagnie génératrice de bénéfices, ayant des filiales dans les pays balkaniques et de l’est, stratégique s’il en est, a été contesté par le PASOK qui avait promis de revenir sur la vente après les élections et en avait solennellement prévenu l’Allemagne. Sur le fond (perte d’un opérateur stratégique) et sur la forme (corruption). 

Les pratiques corruptives de Deutsche Telecom et de Siemens ont été largement démontrées, et avouées, des hauts fonctionnaires allemands ont été « sanctionnés » mais, bien sûr, le contrôle de l’OTE par les télécommunications germaniques n’a pas été remis en cause par Berlin. Au contraire. A l’époque, la presse populiste allemande, celle qui aujourd’hui fustige une « Grèce corrompue » n’a rien trouvé à dire si ce n’est de justifier et d’approuver le refus d’extrader les responsables, ce qui, bien entendu, rend caduque toute vérité (du moins juridique). Siemens était soupçonné d’avoir alimenté des caisses noires (près d’un milliard et demi d’euros) pour arroser l’ensemble de la classe politique, des fonctionnaires de l’OTE (70 millions d’euros), et des militaires (qui avaient des états d’âme face à la perte d’un support stratégique en mer Egée). Une des raisons, et pas la moindre, de la chute du gouvernement de droite a été bien celle-là. 

Le bras de fer qui oppose aujourd’hui la Grèce à l’Allemagne n’est pas étranger à cette affaire. A l’époque (il y a deux ans) l’actuel vice premier ministre Theodoros Pangalos, était celui qui, de l’autel de l’opposition exigeait l’internationalisation de l’affaire, c’est à dire de la porter devant la cour allemande. Aujourd’hui, c’est encore lui qui accuse l’Allemagne de faciliter la spéculation des banques allemandes contre l’euro et la Grèce au lieu de faire les gestes nécessaires pour l’arrêter. Pour la énième fois le premier ministre Georges Papandréou (celui qui justement voulait revenir sur la vente de l’OTE) a déclaré qu’il ne demandait  pas des fonds de l’Allemagne mais une politique cohérente et globale de l’Europe face aux spéculateurs qui attaquent l’euro via la Grèce, le Portugal et l’Espagne. Et une fois encore l’Allemagne, autiste, refuse ce qu’on ne lui demande pas, c’est-à-dire de financer le déficit grec. La raison, outre la pression d’une opinion publique chauffée par une presse xénophobe et populiste, est que les premiers visés (en tant que détenteurs et spéculateurs de la dette grecque c’est bien les banques allemandes. Pourquoi ? Par ce qu’elles ont financé (entre autres) Deutsche Telecom pour son OPA rocambolesque contre l’OTE. Des deux côtés, grec et allemand. Ce n’est pas la Grèce qui est en péril, mais les institutions financières allemandes qui ont surévalué (commissions occultes incluses) une vente qui a des grandes chances d’être annulée. Il est certain que si le gouvernement grec ne met plus en cause le fait accompli, Berlin sera plus « compréhensif ». Sinon, c’est au FMI de payer les pots cassés de l’aventurisme financier allemand.

 

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/corrupteurs-allemagne-et-corrompus-72097

Cet article est honteux et n'a rien a faire sur daily-bourse.

voleur de poule bak - eleveur de tik
Posté par : SATANAS le 23 Mar 2010, 22:21

C'est possible que tu aies raison...mais faudrait argumenter.analyse_technique_15

La Bourse, je n'y connais rien. Et décidément, je n'y comprends moins que rien
Posté par : SATANAS le 23 Mar 2010, 22:32

"La Grèce ne demande pas une aide économique"

Les ministres des Finances de la zone euro tentent de parvenir à un accord sur un éventuel plan de soutien financier de plusieurs milliards d’euros à la Grèce. Entretien exclusif avec Yannis Panagopoulos, président de la plus importante confédération syndicale grecque, la GSEE.

La GSEE regroupe un millions de salariés du secteur privé. Au lendemain de la grève générale qui, le 11 mars, a été suivie à environ 90%, Yannis Panagopoulos analyse la situation économique et sociale de son pays et l’avenir du mouvement dans un entretien exclusif à L’Humanité.

La manifestation du 11 mars était-elle un succès ?

En ce qui concerne la grève générale, je suis très satisfait de la participation dont le taux était le plus élevé de ces dernières années dans les secteurs privé et public. La Grèce a été paralysée. La manifestation était aussi très importante même si j’aurais espéré que plus de monde encore s’y joigne au regard de la dureté des mesures prises. Selon les médias, entre 50000 et 60000 personnes ont défilé. Mais il faut prendre en compte qu’hier, tous les moyens de transport étaient en grève et les déplacements rendus plus difficiles.

Quelles catégories sociales vont être touchées par ce plan d’austérité ?

Elles seront toutes touchées, notamment les fonctionnaires et les employés des organismes publics. Les travailleurs du secteur privé sont touchés indirectement par les taxes qui vont augmenter et aussi parce que les employeurs exploitent ce climat de crise pour libéraliser plus encore les législations du marché du travail, notamment des licenciements. Enfin, le résultat de cette crise sera une augmentation du chômage.

Le résultat de la crise, ou des mesures du plan d’austérité ?

De la crise et dans la mesure où le plan d’austérité réduit les dépenses des consommateurs, des PME vont probablement fermer ; ces fermetures auront pour résultat le chômage. Or, la Grèce compte environ 900000 PME dont 80% emploient 9 personnes au plus. Dans ces petites entreprises, il n’y a pas de syndicat fort. C’est pourquoi le travail au noir, sans sécurité sociale, prédomine

 

...

http://www.humanite.fr/La-Grece-ne-demande-pas-une-aide-economique

La Bourse, je n'y connais rien. Et décidément, je n'y comprends moins que rien
Posté par : SATANAS le 13 Jun 2010, 11:12

Grèce : Papandreou veut faire des économies en luttant contre la corruption

[ 12/06/10  - 10H07  ]

Le Premier ministre grec, Georges Papandreou, estime que la lutte contre la corruption va permettre de faire d'importantes économies et de réduire le déficit public du pays, dans une interview au quotidien autrichien Der Standard parue samedi.
"Selon une étude de l'Institut Brookings de Washington, nous pouvons réaliser des économies de l'équivalent de 8% de notre PIB, ce qui représente quand même 20 milliards d'euros, en luttant contre la corruption. C'est une grande chance", a dit le chef du gouvernement grec.
M. Papandreou avait déjà indiqué vendredi soir dans son discours devant la réunion de printemps des banquiers de l'Institut International de la Finance (IIF) à Vienne, que le problème de l'économie grecque, la plus lourdement endettée de la zone euro, venait de "la mauvaise gestion" de la part du gouvernement précédent.
"Le système politique était basé sur le clientélisme et le patronage, l'inéquité et l'inégalité", avait-il affirmé en ajoutant que "le gigantesque appareil d'Etat, inefficace, trop centralisé et bureaucratique avait permis la corruption des fonctionnaires".
Interrogé par le quotidien Der Standard sur les perspectives d'augmenter les exportations pour un pays qui ne dispose que de peu d'industrie et vend surtout des produits agricoles, M. Papandreou a estimé que la Grèce disposait "de produits pour lesquels nous pouvons trouver des marchés, comme par exemple le tourisme haut de gamme et la cuisine méditerranéenne de renommée mondiale."
Il a ajouté qu'Athènes allait également exploiter pleinement les possibilités offertes par l'Union européenne "et avoir plus largement recours aux avantages du marché commun agricole" de l'UE.

 
La Bourse, je n'y connais rien. Et décidément, je n'y comprends moins que rien
Posté par : philippulus le 13 Jun 2010, 11:30

Il ne peut y avoir corruption que lorsqu'il y a subventions.

Arrêtons de prêter de l'argent à la grèce, et il n'y aura plus d'argent à détourner, donc plus de corruption.

"La première panacée d'un gouvernement mal géré, c'est l'inflation de la devise. La deuxième, c'est la guerre. Toutes deux apportent une prospérité temporaire ; toutes deux apportent une ruine plus permanente". Hemingway --- Mon blog: http://philippulus.daily-bourse.fr/
Posté par : SATANAS le 13 Jun 2010, 22:13

On peut considérer qu'il s'agit d'un investissement plutôt qu'une subvention.

La Bourse, je n'y connais rien. Et décidément, je n'y comprends moins que rien
Posté par : SATANAS le 20 Jun 2010, 07:51

 

La Chine entend aider la Grèce à faire face à la crise économique en "encourageant" les affaires entre les deux pays, a affirmé mardi son vice-Premier ministre, Zhang Dejiang, lors d'une cérémonie de signature d'un accord de coopération maritime et de 13 contrats gréco-chinois.

"Le gouvernement va encourager les entrepreneurs chinois à venir en Grèce pour des partenariats et investissements", a affirmé M. Zhang, en visite en Grèce jusqu'à jeudi à la tête d'une délégation d'hommes d'affaires.

Treize contrats d'un montant total de "plusieurs centaines de millions d'euros" selon une source grecque, ont aussi été signés, dont sept entre le géant chinois Cosco et des armateurs grecs pour la commande de sept cargos, avec option sur huit autres, l'affrètement de six bateaux du même type, et la création d'une joint venture

 

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2010/06/15/97002-20100615FILWWW00420-chinegrece-14-contrats-signes.php

La Bourse, je n'y connais rien. Et décidément, je n'y comprends moins que rien
Posté par : dupilon le 20 Jun 2010, 17:01

L Grèce , c 'est pas l' Afrique , mais c 'est sur , il y a d' excellentes opportunités pour les capitaux chinois . Une autre lecture de ce soudain intéret envers la Grèce ...

L' Europe , sauvée par la Chine ? Peut-être pas , en tout cas pas dans l' absolu et l' immédiat . Mais l' Europe sera certainement moins chatouilleuse que les US sur certaines prises de participation en Europe , alors qu' il y a peu , les dirigeants US avaient bloqué plusieurs projets sous des prétextes de sécurité nationale .....

 

http://www.moneyweek.fr/20100634014/conseils/economies/chine-grece-investissements/

 

 

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