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Crise de liquidité liée aux "Subprime", cas concrets.

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Posté par : Lantique le 20 Sep 2007, 18:38

 

Nous avons tous des sources d'informations différentes. Je vous propose de compiler ici, ensemble, les articles sur les cas concrets de problèmes liés à la crise de liquidité apparue ces derniers mois.

 

 

 

 

 

La liste des hedge funds en difficulté continue
à s’allonger outre-Manche
Absolute Capital veut geler ses huit fonds actions, dont un quart des actifs de 2,1 milliards de dollars est investi en titres illiquides.
 

Après Cheyne Capital
ou Wharton Asset Management, un autre fonds spéculatif défraye la chronique en Grande-Bretagne.
Absolute Capital Management
Holdings (ACMH), qui gère à travers huit fonds actions 2,1 milliards de dollars (1,5 milliard d’euros), a décidé de geler temporairement les mises de ses investisseurs. Motif : entre 440 et 530 millions de dollars d'encours, soit un quart du total,
sont investis dans des titres négociés de gré à gré « qui ne peuvent être réalisés à leur valeur en raison de leur nature illiquide ». La proportion
atteint même 40 % pour deux des huit fonds. Les fonds obligataires et immobiliers de la société, qui affichent respectivement un milliard et 130 millions de dollars d’encours,
ne sont pas concernés par cette situation.
 
Les vraies difficultés ont commencé mardi avec le départ tonitruant de Florian Homm, cofondateur de ACMH. Dans une lettre ouverte, le dirigeant révèle qu’il a « donné » des
actions de la compagnie à ses fonds pour doper leur performance durant les turbulences de marché et renoncé à son bonus, ce que les autres administrateurs de la société de gestion ont refusé de faire.
La nouvelle a aussitôt poussé les investisseurs à formuler des demandes de retraits supérieures à 100 millions de dollars que le hedge fund n’a pu honorer.
Coté sur l’AIM, le marché alternatif londonien, Absolute Capital Management a vu son titre s’effondrer de 390 pence à 62,50 pence en deux jours (- 84 %).
La société de gestion va désormais tenter de restructurer les fonds concernés. Pour ce faire, elle entend
scinder chacun de ses portefeuilles
en deux poches, l’une contenant les actifs liquides, l’autre les positions illiquides.
Pour chaque fonds, les investisseurs
se retrouveraient alors avec deux types de parts exposées aux performances respectives de ces compartiments. En contrepartie, ACMH entend mettre en place une période de lock-in de douze mois pendant laquelle les souscripteurs
ne pourront donc pas retirer leur mise. Sa commission de gestion (management fee) restera inchangée, mais la structure des commissions de
performance devrait évoluer, ce qui est bien le moins.
De grands investisseurs auraient
déjà donné leur accord à ce schéma.

Alexandre Garabedian  L’AGEFI Jeudi 20 septembre 2007   
Le tout est plus que la somme des parties...
Posté par : Lantique le 20 Sep 2007, 18:47
Morgan Stanley fait les frais de la crise sur les marchés financiers
 
Morgan Stanley a comptabilisé une perte de 940 millions de dollars dans ses activités de placement de dettes auprès des investisseurs, reflet « du manque de liquidité créé par les actuelles conditions de marché ».
Alors que Lehman Brothers avait dévoilé la veille une provision moindre, de 700 millions de dollars, cela donne toutefois à penser aux professionnels que le pire de la crise est reflété dans les comptes du troisième trimestre de Morgan Stanley0…/…
Virginie Deneuville   L’AGEFI
Le tout est plus que la somme des parties...
Posté par : futuristiKtrader le 20 Sep 2007, 19:00

 

 

c etait le 03/08/07

La crise du "subprime" fait de nouvelles victimes et nourrit les inquiétudes

L'organisme de crédit immobilier American Home Mortgage Investment Corp va cesser son activité ce vendredi après avoir annoncé aux 7.000 salariés leur licenciement.

C est concret

Un autre organisme de prêt, Accredited Home Lenders pourrait connaître "un sort similaire" à celui d'American Home.

La Tribune.fr -

 

 

visitez http://www.ecolo-trader.fr un point sur l'économie et le développement durable
Posté par : Lantique le 20 Sep 2007, 19:05

 

BERLIN, 19 septembre (Reuters) - La crise du marché du crédit affectera le bénéfice de la Deutsche Bank <DBKGn.DE> au troisième trimestre, a affirmé mercredi soir son président du directoire.

Josef Ackermann a également indiqué que le groupe devrait revoir d'ici aux neuf prochains mois la valorisation des prêts syndiqués consentis pour le financement d'acquisitions."Ces prêts ne pouvant plus être placés, nous devons les

valoriser différemment et cela va peser sur notre succès au troisième trimestre", a-t-il dit.

En août, le dirigeant s'était voulu optimiste et avait assuré aux marchés que le modèle de la Deutsche Bank était fait

pour "assurer de la performance" dans le cadre de la crise actuelle du "subprime" et de ses répercussions sur le marché ducrédit.

Josef Ackermann a souligné mercredi qu'il s'attendait "à ce que la situation se calme très bientôt".

Le secteur bancaire allemand est jusqu'ici le plus touché d'Europe par la crise des prêts hypothécaires à risques américains.

Plusieurs établissements ont appelé la Bundesbank, la banque centrale allemande, à l'aide pour se refinancer compte

tenu de leur exposition sur ce segment. /MB

((Desk Economique. Tel 01 49 49 53 87. Reuters Messaging:

matthias.blamont.reuters.com@reuters.net))

Le tout est plus que la somme des parties...
Posté par : futuristiKtrader le 20 Sep 2007, 20:32

 

Le phénomène n'est toutefois plus circonscrit aux seuls Etats-Unis. Il s'est aussi propagé en Europe. Ainsi en Allemagne, le fonds du réseau mutualiste Union Investment a gelé un de ses produits, victime collatérale du subprime américain. Désormais, afin d'éviter la fuite des capitaux, il est impossible pour un investisseur institutionnel d'effectuer des retraits.

De même, la banque IKB a été obligée de lancer un profit-warning sur son exercice 2007-2008, car elle est elle-même très exposée aux portefeuilles immobiliers. Lundi dernier, l'action IKB a dévissé de 20%. Selon Reuters, l'impact « subprime » s'élèverait pour elle à environ 17,5 milliards d'euros !

L Expansion.

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http://bourse.blogs.challenges.fr/archive/2007/09/20/desperate-bankers.html image daily-bourse.fr

 

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et un excellent article pedagogique

Henri de Bodinat, vice-président d'Arthur D. Little Magazine Challenges | 13.09.2007

Vue sous l'angle du management, la crise dite «du subprime» trouve ses racines dans un dysfonctionnement majeur. Les entreprises cherchent de plus en plus à se rapprocher de leurs clients. Les banques, elles, s'en éloignent tragiquement. Aux Etats-Unis, les prêteurs en subprime ont ciblé des gens peu solvables pour les essorer financièrement. Les avantages du client pauvre sont nombreux : taux d'intérêt usuraires, pénalités fréquentes et élevées, risque réduit par la reprise du bien (automobile, téléviseur, maison...). Le non-remboursement est une bonne nouvelle : la banque récupère le principal et garde intérêts et pénalités. . . Le client, lui, est séduit par la promesse. Les faibles mensualités initiales sont montées en épingle, l'augmentation ultérieure est escamotée. La promesse de plus-values (immobilier) ou de possession immédiate (automobile) occulte l'incapacité à rembourser. Le client pauvre est une proie; le prêt, un piège. Le piège s'est refermé sur ses auteurs pour le subprime. La baisse du prix de l'immobilier a fait passer la valeur du bien sous le montant du principal du prêt. Le drame est total pour le client qui n'a plus rien, sauf une dette. Mais le prêteur est aussi pénalisé. Cette crise aurait dû être limitée aux prêteurs initiaux. Mais la titrisation, la création désordonnée d'instruments financiers et la revente des prêts l'ont globalisée, éloignant à l'infini le porteur du risque du client initial. Quand une banque locale allemande se retrouve propriétaire d'un gros portefeuille de prêts faits à des minorités ethniques à Milwaukee, ce portefeuille n'est qu'une série de lignes Excel, et la banque n'a pas la moindre idée du profil des clients. Le séducteur initial échappe aux conséquences de ses actes. Le propriétaire ultime de la créance est aveugle. L'aveuglement et la séduction abusive vont à contre-courant d'une tendance lourde des entreprises à succès : se rapprocher des consommateurs, les comprendre, et leur délivrer de la valeur. Google connaît individuellement ses utilisateurs. Apple a construit les succès de l'iPhone et de l'iPod sur une «empa thie client» exceptionnelle. Harley-Da- vidson oblige ses cadres à participer aux rassemblements de motards. L'Oréal, en rachetant The Body Shop, a réalisé que le contact du client final était un atout important. Ce qu'avait compris Zara depuis longtemps. La proximité devient un avantage compétitif, qui permet de minimiser les coûts tout en maximisant la valeur fournie, donc les profits. . .

Pour éviter des crises économiques ou sociales comme celle du subprime, et pour consolider leurs marges finalement fragiles, les banques et les organismes financiers devraient peut-être songer à imiter ces leaders de l'industrie et du service, et considérer les clients non comme des pigeons à plumer image daily-bourse.fr , mais comme des individus respectables à qui il convient de fournir frugalement la valeur correspondant à leurs besoins.
 
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Je pose cette question aussi interessante : Combien en total cumule la FED et de son cote la BCE ont elles injectees sur les marches ?
visitez http://www.ecolo-trader.fr un point sur l'économie et le développement durable
Posté par : Lantique le 21 Sep 2007, 09:07
Source : Annelot Huijgen    LAGEFI
 
Son nom est peut-être plus associé à la crise du  subprime que celui de n’importe quel autre établissement. Et Bear Stearns en fait visiblement les frais, ayant annoncé hier son résultat le plus modeste depuis cinq ans, avec une chute du bénéfice trimestriel net de 61 %, à 171,3 millions de dollars. Le produit net bancaire (PNB) est lui ressorti en baisse de 38 %, à 1,3 milliard de dollars.
La facture de la fermeture de ses deux hedge funds, dont la banque avoue avoir du mal  vendre les actifs, s’élève au 31 août à environ 200 millions de dollars. Pesant sur les résultats de la division gestion de fortune, cette dernière a enregistré des pertes avant impôt de 226,5 millions de dollars, contre un bénéfice de 18 millions de dollars l’année dernière. « Le pire est derrière nous », rassure Sam Molinaro, le directeur financier de la banque, annonçant toutefois que d’autres suppressions d’emplois pourraient être inévitables…/…
Le tout est plus que la somme des parties...
Posté par : futuristiKtrader le 21 Sep 2007, 09:15
Thèmes de l'emission du jour (VENDREDI 21 septembre et c l automne bouhouh il pleut ici...  image daily-bourse.fr)
10:00 - 10h - 11h : Crise des subprimes : Y-a-t-il un avant et un après pour les analystes financiers ?
 

http://www.radiobfm.com/?id=103&tx_radio_pi10[emission]=5

visitez http://www.ecolo-trader.fr un point sur l'économie et le développement durable
Posté par : Lantique le 21 Sep 2007, 20:32

NEW YORK (Reuters) - HSBC Holdings a annoncé la fermeture de sa filiale américaine de crédit immobilier à risque, qui se traduira pas la suppression de 750 emplois et une charge de 880 millions de dollars.

La filiale, Decision One, n'est plus viable, explique le groupe britannique dans un communiqué.

Pour HSBC, actuellement pressé de revoir sa stratégie pour améliorer sa création de valeur, cette décision constitue un nouveau revers sur le marché américain du crédit.

Decision One avait restructuré ses activités ces derniers mois face à la multiplication des défauts de remboursement parmi les emprunteurs n'offrant que peu ou pas de tout de garanties. Elle avait notamment ramené de 17 à deux le nombre de ses centres d'exploitation.

La filiale est organisée autour d'un réseau de courtiers indépendants qui lui soumettent les demandes de prêts, un modèle déjà abandonné par plusieurs autres grands groupes bancaires car accusé de favoriser des politiques de prêt laxistes, voire des fraudes.

Sur les six premiers mois de cette année, HSBC a distribué pour environ 371 millions de dollars de prêts par l'intermédiaire de Decision One.

Cette activité s'est soldée par une perte avant impôt de 400.000 dollars, contre un bénéfice de 17 millions de dollars au seul quatrième trimestre 2006.

Le tout est plus que la somme des parties...
Posté par : dupilon le 24 Sep 2007, 08:49

Le soutien de la Banque d' Angleterre à Northern Rock est désormais total. Toutes les obligations financières contractées par Northern Rock ont été converties en Gilts.  Cela correspond , de facto, à une nationalisation déguisée de la sté financière.   Les cours viennent de se stabiliser.  

 http://www.telegraph.co.uk/core/Content/displayPrintable.jhtml?xml=/money/2007/09/21/cnnrock121.xml&site=1&page=0

 

 

 

image daily-bourse.fr

 

 

 

 

image daily-bourse.fr

 

 

 

 

Posté par : Lantique le 24 Sep 2007, 09:09

 

Citation : dupilon

Le soutien de la Banque d' Angleterre à Northern Rock est désormais total. Toutes les obligations financières contractées par Northern Rock ont été converties en Gilts.  Cela correspond , de facto, à une nationalisation déguisée de la sté financière.   Les cours viennent de se stabiliser.  

 



Soutien total, pour combien de temps... Les requins rôdent déja, attirés par l'odeur

image daily-bourse.fr

Source : L'AGEFI

 

Le tout est plus que la somme des parties...
Posté par : Lantique le 25 Sep 2007, 08:43

Le bancassureur néerlandais serait exposé à 28,7 milliards d'euros de prêts « Alt-A ». Deutsche Bank pourrait voir son bénéfice amputé de 1,7 milliard.

 

Au tour du bancassureur néerlandais ING d'annoncer qu'il est exposé au marché des crédits immobiliers américains. Il serait exposé à hauteur de 28,7 milliards
d'euros au 31 juillet à des prêts «Alternative-A », une catégorie moins risquée que le subprime mais marquée à son tour aux Etats-Unis par une multiplication des défauts.
ING a précisé, dans un document
remis à l'autorité boursière américaine, que cette exposition, qui représente environ 2 % de ses actifs, prenait essentiellement la forme de créances titrisées.
La catégorie « Alt-A » est intermédiaire entre les prêts à haut risque subprime et les créances les plus sûres.
Ce type de prêt est réservé à des personnes présentant un bon profil crédit, mais qui ne peuvent prétendre à des prêts prime faute d'être en mesure de prouver par des documents la totalité de leurs revenus ou de leurs biens. Ce marché a vu à son tour augmenter le nombre de défauts aux Etats-Unis.
 
La crise du subprime, un compartiment marqué depuis l'an dernier par une multiplication des faillites d'emprunteurs et de banques spécialisées sur ce segment, a provoqué par ricochets cet été une vague de turbulence pour l'ensemble des marchés mondiaux de crédit.
Deutsche Bank pourrait de son côté voir son bénéfice être amputé de 1,7 milliard d'euros au troisième trimestre en raison de la reévaluation de prêts dont la valeur a fondu du fait de la crise, indique Reuters citant des
sources proches du dossier.
Le président du directoire de la première banque allemande cotée, Josef Ackermann, a reconnu la semaine dernière que le troisième trimestre constituait une période agitée, évoquant la possible réévaluation de 29 milliards d'euros de crédits promis à ses clients.
 
 
Sur le même thème, le premier groupe bancaire japonais Mitsubishi UFJ Financial Group avait annoncé vendredi que les défauts sur des créances subprime l'obligeraient à comptabiliser une dépréciation de certains de ses investissements en valeurs.
 
Impac Mortgage Holdings, un organisme de crédit américain spécialisé dans la catégorie «Alt-A», a décidé pour sa part la semaine dernière d'arrêter l'émission de nouveaux prêts sur se segment et de supprimer 144 emplois. Avant lui, American Home Mortgage Investment, autre spécialiste américain des « Alt-A », a déposé son bilan.
 

 

Source ; L'AGEFI

ING et Deutsche Bank dans le tourbillon des crédits immobiliers américains

Le tout est plus que la somme des parties...
Posté par : Lantique le 26 Sep 2007, 08:45

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