La société Anovo, spécialisée dans la réparation d'appareils électroniques, dont le siège social est à Beauvais (Oise), a été déclarée en cessation de paiement et placée en redressement judiciaire, a-t-on appris jeudi auprès de la direction.
"Le tribunal a décidé d'une période d'observation de six mois qui va nous permettre de continuer à discuter avec des investisseurs potentiels et de préparer un plan de redressement", a déclaré à l'AFP le directeur général Michel Resseguier.
"Nous nous sommes préparés à cette cessation de paiement, nous sommes prêts à continuer à servir tous nos clients de la même manière", a commenté M. Resseguier, arrivé dans l'entreprise au printemps.
"Quel gâchis", a commenté la CGT qui dénonce "une entreprise totalement pilotée par les marchés financiers, où aucun projet industriel n'a présidé aux orientations".
Anovo emploie quelque 5.400 salariés dans le monde, dont 1.150 en France sur les sites d'Angers, Beauvais, Brive, Montauban et Montpellier.
La société, qui répare pour le compte de distributeurs ou de constructeurs toutes sortes d'appareils (téléphones, ordinateurs, box internet, consoles de jeux, GPS, etc.), a affiché une perte de 7,8 millions d'euros au premier semestre de son exercice décalé 2010/2011.
Dans ce contexte, Anovo recherchait des financements complémentaires, son endettement s'élevant à 58,6 millions d'euros à la fin du semestre.
Le 19 juillet, la société avait demandé la suspension de sa cotation en Bourse, qui n'a pas repris depuis. Elle devrait être suspendue le temps de la période d'observation, a précisé Michel Resseguier.
Le 25 juillet, elle annonçait le report de la publication de ses résultats du troisième trimestre, prévue le 26 juillet, afin de pouvoir faire un point global sur lavancée des discussions avec des investisseurs potentiels.
"Ce marché de la sous-traitance était nouveau il y a dix ans, il est aujourd'hui mature, et cette évolution a sans doute mal été anticipée", a estimé le directeur général en faisant état de "surcapacité".
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