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Le 25/10/2007 à 19:55

Deux plaintes à l'origine de la procédure contre le PDG d'Unibet


Deux plaintes, déposées respectivement en 2002 et en 2003 par le PMU et la Française des Jeux (FDJ), sont à l'origine de la procédure engagée contre le PDG de l'entreprise de paris en ligne Unibet, le Suédois Petter Nylander, a-t-on appris jeudi auprès de la FDJ.

Celui-ci devrait être livré lundi à la justice française par les autorités néerlandaises après avoir été arrêté mardi aux Pays-Bas, sur la base du mandat d'arrêt européen lancé par la France contre M. Nylander, après son refus de répondre à une convocation d'un juge d'instruction du tribunal de Nanterre.

Interrogée par l'AFP, la direction de la FDJ souligne qu'à "l'origine de cette instruction judiciaire, il y a une double plainte déposée respectivement en 2002 par le PMU et en 2003 par la Française des Jeux contre la société Mr Bookmaker dont les activités ont été ensuite reprises par Unibet".

La FDJ ajoute qu'elle n'a pas pris l'initiative d'acte de procédure depuis 2004 mais que, "dès lors qu'elle a été engagée, l'action publique menée contre Unibet ne dépend plus des plaignants".

Par ailleurs, la FDJ rappelle que, depuis 2006, elle a prôné "à différentes reprises la nécessité d'un débat européen pour trouver une solution à la question des paris sportifs sur internet".

"La question des paris sportifs sur internet, assure-t-on à la FDJ, n'est pas un problème de monopole mais bien plutôt un dysfonctionnement lié à une concurrence de fait déloyale et non contrôlée".

"Le fait que des opérateurs profitent de fiscalités dérisoires en Europe ou dans des paradis fiscaux et de règles du jeu peu contraignantes alors que le jeu est une activité unanimement reconnue comme sensible, est préjudiciable à tous : opérateurs légaux, pouvoirs publics, société civile et, bien sûr, les parieurs eux-mêmes", relève la FDJ.

La Française des Jeux "s'inscrit dans un modèle de jeu responsable qui protège les parieurs, le sport et la société", affirme-t-elle.

"Dans ce cadre de responsabilité, elle défend une égalité de fiscalité et de contrôle entre les opérateurs amenés à s'adresser aux parieurs sportifs français", conclut le premier opérateur de jeux français (9,5 milliards d'euros de chiffre d'affaire en 2006), devant le PMU (8,1).



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