Rechercher sur le site

Erosion monétaire et Bear market à l' échelle historique .

Analyse postée le 21 Jul 2010, 20:43

Tout va bien......... Le ralentissement économique s' installe peu à peu , parfois confirmé , parfois infirmé par les résultats trimestriels publiés en ce mois de juillet 2010 . Selon l' origine des analyses , ce ralentissement était attendu et ne doit pasd inquiéter , ou à contrario, représente la preuve irréfutable d' une rechute violente des indices durant les prochains trimestres .

Peu importe , officiellement , tout va bien .

Depuis Mars dernier qui a sonné le glas du quantitative easing , on assiste au lent déclin des indices , régulièrement contrecarré via des interventions ponctuelles destinées à éviter tout dérapage incontrolé. 

 

 

Cartoon Fed 2.gif

 

 

 

 

 

Déflation ? Pas si vite.......

 

De même , on voit poindre çà et là des réflexions sur la montée du risque déflationniste , dont je me fais parfois l' écho , tandis que la Fed envisage le plus sérieusement du monde la possibilité d' un nouveau round d' interventionnisme monétaire , si d' aventure l' économie ne parvient pas à sortir de l' ornière d' ici la fin du semestre , malgré les trillions $ déversés dans le circuit financier . Le graphique de l' inflation monétaire réelle , telle qu 'enregistré par l' Institut Mises via son True Money Supply , démontre qu' au stade actuel , il serait plus judicieux d' évoquer un risque de désinflation plutôt que de déflation . La massemonétaire TMS ( True Money Supply) est toujours en croissance , malgré la stagnation de M1.

 

http://mises.org/content/nofed/chart.aspx?series=TMS

 

0ABBIZDE.gif

 

 

 

 

La dette et l'illusion de valeur via l' érosion monétaire .....

 

Ajoutons à cela les rumeurs les plus folles sur les résultats du stress test des banques européennes , et vous obtenez un cocktail potentiellement explosif à court terme . Je ne m' étendrai pas sur le sujet , la qualité de ces tests étant pour le moins sujette à caution , tout comme l' avait été le même test appliqué aux banques américaines . Il suffit de voir l' accélération du nombre de faillites bancaires aux US durant ces douze derniers mois pour apprécier la vacuité de l' exercice .

La réalité est pourtant bien simple , et parfaitement intégrée par les autorités monétaires . Il y a trop de dettes en circulation , et cet excés d' endettement réduit à néant toutes les tentatives de relance du système . Mais nos élites n' imaginent pas d' autre issue que de soigner le mal par le mal , la dette par la dette , dans le seul but de gagner du temps , du temps et encore du temps afin d' éroder la charge de cette dette par le biais d' une lente érosion monétaire , tout en cherchant à maintenir la valorisation des actifs , y compris les plus toxiques , dans un cycle éternel.

Mais il suffit de deux graphiques comparatifs pour démonter l' illusion  . Le premier , ci dessous , retrace le parcours du Cac et du SP500 ( en vert ) en valeurs nominales . Le deuxième retrace la performance des deux indices exprimées dans une seule et même devise , l' Euro . Pas ou peu de différence dans ce cas . La pseudo surperformance , toute relative , du SP500 n 'est que le fruit de l' érosion du $ depuis l' an 2000. La globalisation des échanges commerciaux est passée par là, avec pour conséquence une évolution à l' identique de la majorité des indices boursiers mondiaux , ce qui dans ce cas précis se traduit par une chute de 40% depuis le Top du début du siècle .

 

 


 

 

0ABBIZC.gif

 

 

 

 

0ABBIZE.gif

 

0ABBIZDC-1.gif

 

 

0ABBIZDD.gif


 

 

Le Bear market n 'est pas terminé .

 

Comme le dit le vieil adage boursier , " there is no free lunch " , il n' y a pas de miracle , et quelqu' un devra régler l' addition . En l' occurence , la Fed , jamais en manque d' imagination , se charge de vous transférer la note sous toutes les formes possibles , qu' il est inutile de détailler . La plus classique , toujours d' actualité , consiste à maintenir les indices dans un range relativement large , durant une à deux décennies , piégant à la fois l' investisseur , le contribuable et le consommateur , tous soumis aux supplices de La Question pendant que s' estompent les déséquilibres à l' origine de la crise .

Pour illustrer le phénomène , Ron Griess a récemment publié plusieurs graphiques sur FinancialSense . Ceux ci permettent d' obtenir une vision historique des indices US , ainsi que du temps nécessaire à chaque phase de bear market pour corriger les excés commis durant les phases d' expansion . J' en ai extrait les graphiques des années 30 et des années 70, à titre d' exemple , mais l' article contient plusieurs autresgraphiques tout aussi intéressants . De plus l' auteur y a ajouté le P/E Shiller , dont le niveau s' est systématiquement situé sous les 10 pts durant les bas de cycle . Ce niveau n' a toujours pas été atteint durant ce cycle de bear market  ( voir le dernier graphique ) . Cet élément , ajouté à la durée trop courte de la période de contraction , vient conforter la thèse des Bears . Il manque toujours , au strict minimum , une importante phase de repli des indices susceptible à la fois d' atteindre les niveaux de PE inférieurs à 10 pts , de même qu' un laps de temps suffisamment étendu pour corriger les déséquilibres actuels . Pour rappel , selon l' auteur , le cycle de correction des années 30 dont le contexte est assez proche des excés monétaires actuels , avait duré 237 mois . Même si tout s' accélère , nous n' avons effectué qu' une partie du chemin. Mieux vaut ne pas se bercer d' illusions ........

 

http://www.financialsense.com/contributors/ronald-griess/secular-cycles-in-the-us-stock-market

 

0ABBIR.gif

 

 

0ABBIZDF.gif

 

 

 

0ABBIZD.gif

 

 

 

0ABBIZDA.gif


0ABBIT.gif


Affaire à suivre ........


Copyright Daily-Bourse
Les usagers reconnaissent et acceptent que par leur nature même, tout investissement dans des valeurs mobilières revêt un caractère aléatoire et qu'en conséquence, tout investissement de cette nature constitue un investissement à risque dont la responsabilité revient exclusivement à l'usager. Il est précisé que les performances passées d'un produit financier ne préjugent en aucune manière de leurs performances futures. Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter.

Articles les plus lus

Imminence d' un Krach : Info ou Intox ?

Les cycles d' Armstrong : Une pertinence hors pair.

Faites sauter la banque - Seconde partie

Crise financière : risques systémiques Part 3

Subprime, secteur bancaire, crises et conséquences

Derniers Articles

La FED soutient Wall Street, le cas Grec n'inquiète pas ! L'élastique se tend ...

Chine : La fin d’une ère

Point sur les marchés

L'économie mondiale sous pression en 2011, il n’y aura pas de miracle en 2012

Paroxysme de crise en 2012 ?