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Crise financière : Un petit air de 1929 ?

Analyse postée le 25 Jan 2008, 15:50

 

 

La crise financière qui secoue les marchés a de quoi provoquer le tournis, entre scandales liés aux Subprime , méga-plans de relance, injection de liquidités, déséquilibres commerciaux insoutenables à long terme et perte de confiance progressive dans la solidité du système financier en place depuis les accords de Bretton Woods.

 

 

Dans une économie désormais mondialisée, le leadership financier américain est désormais battu en brèche suite à l’ accumulation de pertes liées à l’ utilisation excessive de dérivés dont les effets se feront encore sentir durant plusieurs années.

 

La forte secousse de cette semaine, mini-krach en soi , vient de valider l’ entrée des indices dans leur deuxième phase de Bear market. Le croisement des moyennes mobiles le confirme.

 

 

 

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Les comparaisons avec la crise de 98 ou de 87 abondent dans les revues financières. Cependant, à mes yeux, la crise actuelle s’ apparente davantage à celle de 1929, dans la mesure où elle fut , elle aussi, le fruit d’ une crise de liquidités, provoquée par la possibilité, pour les investisseurs de l’ époque, d’ acheter à crédit des titres boursiers toujours plus haussiers. Il s’ agissait  des premières manifestations  d’ une pratique désormais courante, mais qui, dans un contexte récent pour l’ époque, provoqua une véritable mania spéculative, une bulle qui se termina par un désastre économique.

Les similitudes de comportement entre les deux époques sont nombreuses, mais ce n ‘est pas l’ objet de cet article. Je ne ferai qu’ évoquer le boom des « technologies » du début 1900, à savoir Automobiles, Rail, etc, tout ce qui permettait d’ aplanir les distances et de favoriser l’ éclosion du commerce à une large échelle, un peu à l’ image du boom de l’ informatique et du Net qui abolirent quasiment les distances au cours des ces quinze dernières années.

 

Dans les années 20, le Dow enregistra une très forte hausse. En voici un graphique , issu de Wikipédia.  http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Djia_1921_1929.png

 

 

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Que dire de ce tournant de siècle ? La sophistication des marchés, ainsi que des techniques qui permettent de soutenir artificiellement un indice ne permettent plus d’ utiliser le Dow comme référence absolue. J’ ai donc utilisé le SP500, plus large et moins sujet aux manigances via les Repos.

 

 

 

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Dans un contexte mondialisé, où la Fed utilise le $ comme un instrument, un miroir déformant pour présenter une image toujours positive de ses indices aux investisseurs, une version du même SP500 en Euros m’ apparaît tout aussi essentielle que la version nominale pure.

 

 

 

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Le pourcentage de hausse est quasi similaire. Rien à redire.

 

 

Poursuivons la comparaison avec un graphique du Dow durant sa période noire…..

 

 

 Le graphique ci dessous retrace la baisse des marchés de 1929 à 1933.

Après avoir perdu près de la moitié de sa valeur, le Dow fit un rebond de 50%  puis reprit sa chute jusqu’ à un point bas d’ environ  50 pts

 

 

 

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Et vérifions l’ évolution du SP500 en Euros, pour prendre en compte la dévalorisation du $.

Le parallèle est étonnant. Une baisse d' environ 50% dans la première phase baissière, puis un rebond d’ un peu plus faible ampleur que celui du Dow après sa chute de 1929. La différence essentielle réside dans la durée des mouvements.

J’ attribue cette différence à la sophistication des marchés et à l’ ingéniosité créative de la Fed dans le domaine de la création monétaire sur base de produits dérivés dont on commence à voir l’ effet boomerang , quand la machine s’ enraye…..

 

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Et précisément, quand elle s’ enraye, cette fabuleuse usine à liquidités, elle ne redémarre pas d’ un coup de baguette magique ni de décret présidentiel. Au contraire, la majeure partie des décisions politiques dans ce domaine sont le fruit d’ une myopie électorale à CT, dont les effets s’ avèrent souvent désastreux à long terme. Il suffit de se souvenir de l’ exemple du Japon au début des années 90 après l’ éclatement de ses bulles boursières et immobilières. Mais bon, nous ne sommes officiellement pas encore en récession…...

 

 

 

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Autre élément l’ évolution des Tbonds entre les deux périodes.

Primo, la version 1929 :

 

 

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Ensuite l’ évolution actuelle, toujours en Euros, car les Tbonds c ‘est bien l’ instrument de crédit principal de la Fed, qui en a  rempli les coffres des banques centrales du monde entier. C’ est bien leur valorisation en devises étrangères qui importe. Et pour l’ instant, je ne peux que constater un Pic des Tbonds  au tournant du siècle, comme pour les indices boursiers.

 

 

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Le parallèle s’ arrête là. Pour le moment, du moins….. Car le statut du $ est de plus en plus menacé et les banques centrales asiatiques réduisent leur stocks et créent des Sovereign Wealth Funds dans un but bien plus dynamique que de servir de bailleur de fonds « à fonds perdus » pour l’ économie US ; Il suffirait qu’ un seul de ces gros bailleurs se mette à vendre de façon un peu plus soutenue pour provoquer le même schéma graphique qu’ en 1931-1932  sur les Bonds. Mais là, j’ anticipe………

 

Je vous livre donc un dernier graphique, déjà bien connu des lecteurs, mais qui a le mérite de remettre les choses en perspectives, un graphique historique du ratio Dow / Gold, car la crise actuelle n ‘en reste pas moins de proportion historique. L’ Or  est un baromètre qui ne se trompe pas. Si ce n ‘est pas 1929, c ‘ est au minimum la décennie 1970 avec ses conséquences non achevées en termes de récession / stagflation.

 

 

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Affaire à suivre, bien entendu……

 

 

 

 


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