Paris-la Défense, le 10 Septembre 2009

Les actions d'Amérique Latine sont-elles surévaluées ou existe-t-il toujours un potentiel de plus-value ?

Roberto Lampl : Les actions d'Amérique Latine ne sont pas surévaluées. Dans la classe d'actifs des actions globales des pays émergents, elles s'échangent avec un certain rabais et elles ont de très bonnes perspectives. Les principales économies que sont le Brésil, le Mexique, le Chili, la Colombie et le Pérou sont très bien gérées c'est pourquoi l'inflation est faible et les politiques fiscales et des Banques centrales menées sont prudentes. Les coûts de nombreux producteurs de matières premières sont parmi les plus faibles du monde et ces entreprises bénéficient significativement de la croissance de la Chine. De plus, les secteurs financiers des pays mentionnés ci-dessus sont solides et très bien capitalisés. Ils ont des bilans solides, une forte profitabilité et de très belles perspectives puisque le niveau de pénétration des banques demeure faible. C'est pour toutes ces raisons que nous avons surpondéré la région Amérique Latine au sein de notre portefeuille d'actions globales de marchés émergents.
Quelle est la situation du marché d'actions en Argentine ?
RL : Il y a quelques mois, le marché argentin a été « rétrogradé » par le MSCI de marché émergent à marché frontalier. Il a sous-performé de manière significative en raison des mesures décevantes prises par le gouvernement argentin. L'un de ces mesures a été de remettre en question l'exactitude des statistiques macroéconomiques publiées. Une autre, l'expropriation du système de fonds de pension du pays. Les mesures du gouvernement n'ont pas été jugées amicales pour le marché qui s'est vidé au profit des pays périphériques, perdant pour le moment de son intérêt aux yeux des investisseurs.
Quel marché latino-américain est suffisamment liquide pour investir ?
RL : Tous les marchés d'actions dans lesquels nous investissons (Brésil, Mexique, Pérou, Chili et Colombie) sont des marchés liquides. Nous investissons principalement dans des titres locaux cotés qui ont entre 1 milliards de $ et plus de 300 milliards de $ de liquidité quotidienne. Nous investissons également dans des entreprises qui sont cotées aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et au Canada et qui ont toutes ou la plupart de leurs activités dans la région.
Pourquoi choisir une gestion active plutôt que passive sur ces stratégie ?
RL : Une stratégie de gestion active intègre la capacité du gérant à utiliser son opinion sur des titres, des secteurs ou des pays spécifiques tandis qu'une stratégie passive expose le portefeuille à un indice spécifique. Le succès d'une stratégie active résulte donc de ce que le gérant détient une plus faible proportion de titres qui sous-performent l'indice et un plus grand nombre de titres qui le surperforment. Chez ING Investment Management, avec notre équipe de spécialistes dédiés aux marchés émergents, nous avons assuré la surperformance de notre fonds actions latino-américain sur les 5 dernières années.
Quelles sont vos prévisions concernant les matières premières ?
RL : Nous n'effectuons pas de prévisions sur les matières premières mais nous nous concentrons sur la dynamique de l'offre et de la demande sur laquelle nous plaçons des facteurs de probabilité de revenus selon divers scénarios. La reprise économique actuelle est positive pour les prix des matières premières et nous nous attendons à ce que ces prix demeurent assez stables. En effet la croissance de la demande sur les marchés émergents compense le ralentissement de la demande originaire des marchés développés.
Les matières premières vont-elles être un facteur de soutien pour les marchés émergents sur les 12 prochains mois ?
RL : Nous croyons que l'environnement économique mondial s'est stabilisé et que le plus important moteur pour les matières premières sera la croissance en Chine et dans d'autres économies émergentes. C'est pourquoi nous nous attendons à ce que les prix des matières première demeurent proches de leurs niveaux actuels ou qu'ils s'apprécient légèrement en concordance avec les dynamiques d'offre et de la demande.
Pourquoi vous attendez-vous à une issue favorable pour les investisseurs avec les élections brésiliennes de 2010 ?
RL : Il existe un consensus au Brésil selon lequel les politiques économiques mises en place depuis le plan Real de 1994 ont amélioré le niveau de vie des Brésiliens. De ce fait, la continuation de cette politique économique est largement soutenue.
Pourquoi existe t-il peu de chance pour que nous assistions à des changements politiques qui auraient un impact négatif comme au Chili et en Colombie ?
RL : Ces deux pays sont largement soutenus par des politiques de libre marché. Le Chili, de son côté, a l'économie la plus ouverte de la région étant donné l'importance significative de son secteur d'exportation. Dans la crise économique mondiale il a bien moins souffert que les autres grâce à la prudence des mesures politiques que son gouvernement avait prises durant les phases expansionnistes. Cela lui a permit d'utiliser l'épargne du pays, leur fonds de stabilisation. La Colombie n'a qu'à regarder à l'est, vers le Venezuela pour réaliser quels effets dévastateurs une politique économique douteuse peut avoir sur un pays. Depuis le début de la présidence d'Uribe il y a 7 ans, la sécurité des Colombiens s'est extraordinairement améliorée ce qui ouvert la porte à un nombre significatif d'investissements étrangers dans des secteurs variés. Le président actuel et de fait sa politique économique son jugés très satisfaisant et obtiennent un taux d'approbation de prés de 80%.
Chavez est-il dangereux pour le Venezuela?
RL : L'économie du Venezuela a beaucoup souffert durant son règne. L'inflation est rampante, les investissements étrangers sont découragés et en conséquence le pays va de plus en plus mal depuis le début de sa présidence.
ING (L) Invest Latin America : LU0051128774
ING Investment Management
ING Investment Management est une organisation mondiale gérant près de 338 Milliards d'€* d'actifs dans 34 pays. En Europe, ING IM est implantée dans 15 pays et gère 131 Milliards d'€* d'actifs. ING IM apporte des solutions d'Investissement pour le réseau du Groupe ING, des compagnies d'assurance et des clients institutionnels.
ING Investment Management possède une large gamme de stratégies d'Investissement combinée à la puissante capacité de distribution du Groupe ING vers les particuliers et les institutionnels. De ce fait, notre organisation apporte des solutions de services financiers intégrés pour tous ses clients, en Europe et à travers le monde.
* Données au 30 juin 2009
Contacts Presse France :
Lisa PAQUEREAU
ING Investment Management
T 01 56 39 39 02
Aline DEBOST
Auvray et Associés
T 01 58 22 21 15
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