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Actions : contexte toujours favorable

Actions : contexte toujours favorable

Analyse postée le 16 Jan 2010, 13:20

Prévisions 2010 :
vers un nouveau leadership


Les marchés d’actions continueront à bénéficier d’un contexte favorable au premier semestre de 2010 : amélioration des indicateurs économiques et des bénéfices des entreprises, poursuite des politiques monétaire et budgétaire souples et liquidités abondantes.

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FOCUS Janvier 2010


Maintenant que les bénéfices des entreprises ont atteint leur plancher, les marchés d’actions entament une phase plus mature du cycle. La croissance bénéficiaire va devenir la force motrice des marchés d’actions. Nous prévoyons une hausse des bénéfices de 25-30% en 2010. Les bénéfices devraient en effet enregistrer un net rebond grâce à la solide réduction des
coûts qui a permis aux marges d’exploitation d’atteindre leur plancher à des niveaux étonnamment élevés. La reprise économique, tirée par la reconstitution des stocks et la robuste croissance des marchés émergents, entraînera également une légère hausse des revenus. Combinée à une baisse des coûts d’exploitation et de financement, une hausse, même modeste, des revenus conduira à une augmentation substantielle des bénéfices.


Cette hausse bénéficiaire se produira essentiellement au premier semestre de 2010. Les perspectives de croissance économique à moyen terme restent peu brillantes dans les économies développées en raison des pressions baissières
exercées par le processus de désendettement sur la croissance de la consommation. De surcroît, les banques centrales inverseront progressivement leur politique monétaire souple, ce qui aura un impact néfaste sur les coûts de financement des entreprises. Les effets positifs de la réduction des coûts s’estomperont également peu à peu.

 

Mouvement de rattrapage des secteurs défensifs

Le rebond des marchés observé en 2009 a surtout été alimenté par les secteurs cycliques. Par conséquent, leurs valorisations par rapport aux secteurs défensifs ont fortement augmenté. Les secteurs cycliques pourraient encore bien performer grâce à des données économiques dépassant les attentes, mais nous tablons sur une montée en puissance progressive des secteurs défensifs en 2010. Les entreprises cycliques devront en effet démontrer qu’elles peuvent rencontrer des attentes élevées. En revanche, les cours des entreprises défensives n’incorporent pas encore une forte
croissance bénéficiaire, ce qui est susceptible d’entraîner des surprises à la hausse. Nous prévoyons dès lors un mouvement de rattrapage des secteurs défensifs.


Nos secteurs défensifs favoris pour 2010 sont les télécommunications et les soins de santé. Ces deux secteurs ont été largement à la traîne et affichent des valorisations attrayantes. Les sociétés télécoms offrent en outre des dividendes intéressants, tandis que les entreprises du secteur des soins de santé affichent des bilans sains.

 

Par ailleurs, les perspectives sont favorables pour le secteur de la technologie.
Les sociétés ont annoncé qu’elles avaient l’intention d’investir davantage en technologie afin d’améliorer l’efficacité de leur fonctionnement. De plus, les sociétés technologiques affichent des bilans sains et disposent d’amples liquidités. Les fusions et acquisitions dans le secteur sont susceptibles d’augmenter.

Enfin, nous sommes également positifs pour le secteur de l’énergie. Le secteur affiche des valorisations attrayantes et offre un rendement du dividende appréciable. La reprise économique soutiendra les prix pétroliers. Les prix des matières de base industrielles pourraient également continuer à augmenter, mais nous restons neutres pour le secteur des matériaux. Les
valeurs du secteur de l’exploitation minière sont, quant à elles, susceptibles de profiter de la hausse des prix des matières premières.

 

secteurs cycliques doivent rencontrer des attentes élevées

 

Les dividendes vont augmenter
Au sein des secteurs défensifs, les sociétés affichant un rendement du dividende élevé constituent une catégorie  intéressante. Une entreprise qui augmente son dividende donne un signal positif au marché. Il s’agit d’un signe de bonne santé financière et de confiance dans l’évolution future du bénéfice. Nous tablons sur une augmentation des dividendes en 2010. En effet, les sociétés ont réduit leurs dividendes durant la récession. Le manque d’opportunités de financement et la forte hausse des taux des obligations d’entreprises ont incité les sociétés à se montrer très prudentes en matière de dividendes. Compte tenu du net redressement des bénéfices, de la normalisation des marchés des capitaux et de la forte amélioration de la structure financière de nombreuses entreprises, les dividendes pourraient augmenter d’au moins 10% en 2010. C’est plus que ce que les marchés anticipent actuellement. Sur la base de nos estimations en matière de dividendes, le rendement moyen du dividende pourrait atteindre près de 4%. En comparaison du taux (actuel) des obligations d’Etat allemandes de 3,1% et du taux des obligations d’entreprises «Investment Grade» de 3,8%, un rendement du dividende de 4% est très attrayant. Enfin, dans un contexte de faible rendement, les dividendes représenteront une part plus importante
du rendement total des actions.


Marchés émergents : croissance élevée et durable
En dehors de l’accent mis sur les revenus des dividendes, il importe également d’investir dans des pays affichant une croissance élevée et durable. Une telle croissance se trouve principalement dans les pays émergents. Les marchés émergents disposent d’un grand avantage par rapport au reste du monde : la vigueur et la vitesse de leur reprise  économique La croissance attendue en 2010 dans les pays émergents est trois fois plus élevée que la croissance anticipée pour les économies développées. Nous prévoyons également que la croissance des pays émergents dépassera l’année prochaine la moyenne à long terme.


Les facteurs fondamentaux plus favorables (plus faible endettement, système bancaire sain et déficits budgétaires moins problématiques), les faibles taux d’intérêt réels, les importants flux de capitaux et la forte corrélation avec les prix des matières premières devraient largement soutenir les marchés émergents.


Tirés par la demande des marchés émergents, en particulier de la Chine, les prix des matières premières industrielles et de l’énergie ont augmenté substantiellement. Nous nous attendons toutefois à ce que ces prix soient encore plus hauts dans douze mois grâce au redressement de la croissance économique mondiale. La hausse des prix des matières premières est
bénéfique pour les marchés émergents pris dans leur ensemble, mais est susceptible de créer des divergences accrues  entre les pays émergents. Les exportateurs de matières premières (Amérique Latine, Russie) seront avantagés en 2010, tandis que les importateurs (Asie) seront probablement confrontés à une hausse des coûts.


La valorisation constitue un autre argument en faveur des marchés émergents. Sur la base des bénéfices attendus pour 2010, les pays émergents affichent une décote significative par rapport aux marchés développés. Cette décote n’est, selon nous, pas justifiée et devrait disparaître progressivement.

 

Au sein des marchés développés, nous conservons notre préférence pour les marchés d’actions européens en raison surtout de l’écart de valorisation entre l’Europe et les Etats-Unis. En outre, nous tablons sur une croissance bénéficiaire plus élevée en Europe (+28%) qu’outre Atlantique (+25%) en 2010.

 

Les valorisations sont toujours favorables

Nous sommes d’avis que les actions offrent toujours des valorisations attrayantes. Si l’on considère le rapport cours/bénéfices sur la base des prévisions bénéficiaires pour 2010, les valorisations sont inférieures à la moyenne

à long terme dans toutes les régions. Les actions européennes et des marchés émergents sont, dans cette optique, particulièrement attrayantes.

rapport cours benefices

 

Contrairement à l’année passée, les actions affichent également des valorisations attrayantes par rapport aux obligations d’entreprises. L’écart entre le rendement du dividende et le rendement des obligations d’entreprises continuera à diminuer en faveur des actions. Dans les secteurs européens des télécoms et des services aux collectivités, le rendement du dividende est supérieur au rendement des obligations d’entreprises de ces secteurs respectifs.

 

Des nuages à l’horizon
Nous distinguons un certain nombre de risques susceptibles de peser sur le sentiment positif du marché :

  • Les autorités seront confrontées à des défis. La façon et la vitesse à laquelle elles procéderont au resserrement monétaire, ainsi que la communication qui accompagnera ce resserrement, constitueront une tâche malaisée. Les marchés n’aiment en effet pas les mauvaises surprises.
  • Flambée des prix pétroliers. Ceci serait de nature à entraîner une croissance plus faible dans les pays développés et des pressions inflationnistes supplémentaires dans les pays émergents. La croissance mondiale pourrait se replier en cas de flambée des prix pétroliers.
  • Risques monétaires. Un nouvel affaiblissement significatif du dollar américain serait susceptible de peser sur la croissance en Europe.
  • Enfin, le monde est toujours confronté à des déséquilibres qui doivent être corrigés. Une façon d’y parvenir est de stimuler la demande domestique dans les pays émergents afin de réduire la dépendance de cette région aux exportations. Ceci constitue toutefois une entreprise de longue haleine.

 

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A lire également :

Economie : divergences accrues

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