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| Posté par : philippulus le 07 May 2006, 19:55 |
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La condition préliminaire sine qua none pour une intervention sur la base d'une séquence T1 / T2 est d'observer une situation de volatilité minimale, dont le GLB donne deux définitions différentes:
GLB, p. 13, $ 1.5.1. Niveau de volatilité minimale "Pour remplir les conditions requises, il est nécessaire que les bandes de Bollinger et la moyenne mobile associée soient plates depuis six périodes. De plus, il est nécessaire que les cours aient clôturé à l'intérieur des bandes pendant les six dernières périodes". GLB, p. 88, $ 5.3.1. Volatilité minimale "La volatilité se trouve à son niveau minimal si les deux conditions suivantes sont respectées. - La moyenne mobile est restée plate durant un minimum de six périodes; - les clôtures se sont toujours faites à l'intérieur des bandes". La première définition peut être illustrée par les exemples suivants: ![]() Remarque: notez bien le décompte du plateau de volatilité à partir de la première période qui suit la fin de la convergence des bandes (précision de ma part, car non apportée par le GLB). Tandis que la seconde autorise plus de flexibilité dans la forme des bandes de Bollinger lorsque le marché est sans tendance (moyenne de Bollinger plate): ![]() Bien que ces différentes situations soient toutes exploitables, il faut reconnaitre que la première définition répond mieux à l'esprit de la méthode dans la mesure ou il n'existe aucun doute sur la qualité du plateau de volatilité lorsque les bandes de Bollinger sont plates. Ce dernier critère se suffirait en fait à lui-même pour isoler les phases de plateau parfaites, car lorsque les bandes de Bollinger sont plates, la moyenne de Bollinger l'est également par un effet mécanique. C'est ici qu'intervient une nouvelle contradiction de taille par rapport aux explications du GLB, car une phase de plateau parfaite répondant à la première définition rapportée ci-dessus ne correspond pas forcément à une situation de volatilité minimale. Auquel cas il serait exclu d'intervenir lorsque les figures de volatilité de type Australie (une définition sera donnée ultérieurement) se forment car - par définition - la volatilité est historiquement élevée lorsqu'une telle figure apparait sur le graphe, alors que la qualité du plateau de volatilité est parfaitement identifiable: ![]() C'est d'ailleurs la conclusion tirée dans le GLB, p. 15: "le niveau de volatilité est trop éloigné du niveau minimal pour prendre position" un avis que je suis loin de partager, mais nous y reviendront. Lorsqu'un doute existe sur le niveau de la volatilité, Cahen recommande de recourrir à l'utilisation d'un calcul de cette volatilité à partir d'une formule impliquant la valeur numérique des bandes et de la moyenne de Bollinger, mais qu'il est efficace et pertinent de substituer par un indicateur de volatilité sous les cours, comme dans l'exemple graphique précédent. Les exemples présentés dans ce cadre dans le GLB (p. 14-15) correspondent en fait à la deuxième définition rapportée plus haut, c'est à dire à des phases de plateau n'apparaisant pas parfaitement formées. Lorsque ce genre de situation est détecté (à gauche dans l'exemple graphique suivant), la lecture de l'indicateur de volatilité peut permettre de mettre en évidence que la volatilité est réellement minimale (à droite) et que parfois la phase de plateau est en fait bien plus large - zone encadrée à droite - que ne le met en évidence une première estimation de la platitude de la moyenne de Bollinger sur le graphe élargi de gauche: ![]() Lorsqu'un doute subsiste, celui-ci peut rapidement être écarté par cette approche. En effet, lorsque la moyenne de Bollinger est plate pendant au moins six périodes mais que le plateau de volatilité est mal formé, la lecture de l'indicateur de volatilité met rapidement en évidence une situation de volatilité non minimale, comme dans l'exemple suivant. Même si un minimum relatif de la volatilité est formé par rapport aux deux creux précédents (trait rose), la volatilité est loin d'être minimale dans l'historique des cours en valeur absolue (traits bleus): ![]() Par rapport à ces deux derniers exemples, la première situation a bien été suivie d'un mouvement haussier puissant, tandis que la seconde a été mise en échec et a été suivie d'un mouvement de baisse. En dernier lieu, la raison pour laquelle il est requis d'observer une situation de volatilité minimale sur six périodes pour valider une intervention potentielle n'est pas explicitée dans le GLB, mais il n'est pas interdit de penser que cette approche ait fait l'objet d'une validation statistique par l'auteur. Je m'autorise à penser que le pourcentage de réussite augmente avec la longueur du plateau. Tout statisticien qui se respecte choisirait comme valeur minimum du plateau le nombre de périodes correspondant à l'intersection des deux tangeantes rouges, car à ce niveau une augmentation marginale de la longueur du plateau n'améliorerait plus de manière significative le pourcentage de réussite des opérations. Tout apport statistique dans ce domaine serait le bienvenu: ![]() Il faut donc retenir que: * Lorsque le plateau de volatilité est parfaitement formé, c'est à dire lorsque les bandes de Bollinger sont plates pendant au moins six périodes (la moyenne de Bollinger étant dès lors mécaniquement plate) et que les cours clôturent entre les bandes, le niveau absolu de la volatilité ne doit pas forcément être pris en compte; mais il est préférable qu'elle soit proche de son niveau historiquement faible dans le contexte de la recherche de situations particulières telles que présenté dans le GLB. * Lorsque le marché est sans tendance tandis que les cours clôturent entre les bandes pendant au moins six périodes consécutives, mais que les bandes de Bollinger ne sont pas plates, le niveau de volatilité caractérisé par l'indicateur de volatilité doit obligatoirement être historiquement bas depuis au moins six périodes. D'une manière générale, le postulat de base est que "plus la volatilité est proche de son niveau minimal, plus la probabilité est importante de pouvoir réaliser une plus-value substantielle en présence d'une bulle ou de parallèles" (GLB, p. 94). Une certaine tolérance doit toutefois être acceptée, car la frontière entre les deux définitions précédentes n'est pas toujours clairement évidente. Dans l'exemple suivant, la bande supérieure n'est pas idéalement plate, mais la phase de plateau est par contre clairement identifiable, tant sur le graphe des prix que sur l'indicateur de volatilité, et donc le fait que la volatilité n'est pas strictement minimale sur une durée historique de 150 périodes peut être négligé: ![]() On parlera donc dans le premier cas de plateau parfait (pouvant éventuellement correspondre à une situation de volatilité historiquement basse), et dans le second cas de de situation de volatilité minimale , définitions sensiblement différentes de celles du GLB. Les situations de feinte de corps font également exception à cette exigence de faible volatilité, sachant que le plateau de volatilité qui se met en place suite à un état de la volatilité historiquement bas ne se situe plus forcément en zone basse. Les figures de type Australie (lien à venir) représentent quant à elles des opportunités d'interventions en situation de volatilité historiquement élevée, mais sous certaines conditions qui ne sont pas celle de l'approche atd classique (c.-à-d.sur séquence T1/T2). Lien vers file de discussion sur les tutoriels analyse dynamique |
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